Les lettres persanes

Calendrier

Jeudi 7 mai

  • L'oeuvre en quelques lignes
  •  Les mots clefs pour aborder l'oeuvre
  • Texte pour analyse linéaire, Lettre 30
  • Une satire : définition
  • Analyse linéaire

Jeudi 14 mai

  • Les troglodytes : Relecture des lettres 11 à 14
  • Notions essentielles - : L'âge d'or et l'utopie
  • Préparation à l'analyse linéaire : Quelle lettre présente une utopie? Justifiez votre réponse à l'aide de trois arguments associés à des exemples tirés du texte. Votre réponse, inscrite en bas de page dans la zone " ajouter un commentaire" s'efforcera d'être synthétique.  ( 17h dernier délai)
  • RDV sur Discord à 17h15 pour répondre à vos questions.

Lundi 25 mai

  • Résumé de l'oeuvre lettre par lettre
  • Analyse linéaire lettre 12
  • Travail : proposer une introduction et une conclusion avec ouverture pour l'analyse linéaire​ ( Zone de commentaires en bas de page)
  • Rendez-vous sur Discord à 17h15

Oeuvre intégrale

Les lettres persanes en quelques mots

Deux persans, Usbek et Rica voyagent en France de 1712 à 1720. Ils font part de leurs impressions à leurs compatriotes et reçoivent des nouvelles de leurs pays. une quarantaine de lettres sont consacrées au roman de harem. pour tout incident au sérail d'Usbek, Montesquieu présente plusieurs versions , celle des femmes, du chef des eunuques ou de quelque serviteur. A distance, usbek tranche les conflits ; mais, avec la prolongation de son absence, la situation se dégrade et tourne à la catastrophe : la favorite Roxane se suicide.

Les mots clefs de l'oeuvre

Sans titre 10

 

  • Epistolaire.

Ce genre est très à la mode au XVIIIème. A l'aube du XVIIIème, le roman apparaît comme frivole, un genre qui semble plutôt destiné à un public féminin oisif.  On constate donc une véritable méfiance à l'égard de la fiction romanesque. Le XVIIIème marque une crise du roman ; siècle de la raison et de la pensée philosophique, on se tourne alors davantage vers l'essai que vers les genres narratifs. Montesquieu fait le choix cependant du roman epistolaire lorsque que Voltaire se tournera plus tard vers le conte philosophique. Ces deux auteurs, à l'instar des classiques du XVIIème, répondent ainsi à la devise des classiques " Plaire et instruire"

Le choix du genre épistolaire permet à Montesquieu de :

- mettre des personnages en mouvement en relation avec les sédentaires                                                                                                                                                                                                         -donner une impression de réel ( cf introduction)/ témoignage pris sur le vif                                                                                                                                                                                                  - passer sans transition d'un sujet à un autre                                                                                                                                                                                                                                                        - varier les points de vue

Charles-Louis de Secondat (1689-1755), baron de la Brède, resté célèbre sous le nom de Montesquieu, est davantage connu pour son ouvrage capital intitulé L’Esprit des lois, paru en 1748. Comme le suggère ce titre, il s’agit d’une œuvre qui s’interroge sur les lois, le droit et la justice. Non sans rapport donc, avec ses études : licencié en droit, Montesquieu est reçu avocat au Parlement de Bordeaux en 1708. Il ne faut cependant pas oublier que ce magistrat, que l’Histoire retient comme l’un des philosophes éminents du XVIIIème siècle, est aussi l’auteur des Lettres persanes, “premier grand texte de la littérature des Lumières” . Publiée en mai 1721, cette œuvre de jeunesse de Montesquieu peut être considérée comme “l’ouverture triomphale du temps des philosophes” . L’ouvrage paraît de façon anonyme, car son auteur estime que “si l’on savait qui je suis, on dirait : son livre jure avec son caractère ; il devrait employer son temps à quelque chose de mieux ; cela n’est pas digne d’un homme grave” , qui occupait déjà une charge de président  au Parlement de Bordeaux.Dès leur parution, les Lettres persanes remportent “un immense succès à échelle européenne” . Ce succès est à la fois foudroyant et durable, puisque l’ouvrage est réédité plus de trente fois jusqu’à la mort de son auteur, en 1755. Toutefois, il semblerait que son importance philosophique soit d’abord passée “inaperçue”, “ses contemporains n’y voyant qu’un badinage romanesque où la fiction orientale était prétexte à une piquante satire de la société française”

Montesquieu, dans ses Réflexions, considère ce texte comme un tout : « l'auteur s'est donné l'avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale, à un roman et de lier le tout par une chaîne secrète, et en quelque façon inconnue »    

Il n'est pas toujours facile de déterminer une structure dans ce roman où l'échange épistolaire passe rapidement d'un sujet à un autre, on a lors d'une première lecture l'impression d'un vaste kaléidoscope du fait d'une grande complexité dans la construction narrative.Et, certains éléments peuvent entraîner une confusion dans la lecture. D’abord le nombre de protagonistes : dix-neuf correspondants, vingt-deux destinataires, même si Usbek reste au centre du récit. Mais cette diversité de personnages permet de juxtaposer de nombreux points du vue, parfois contradictoires. Ensuite, il y a une variété thématique : observations et interrogations sur l’Occident, mais aussi l’Orient, paraboles philosophiques, pamphlets politiques et dérision sociale, etc. Sur la plan stylistique se superposent une multiplicité des tons : ironique, menaçant, informatif, introspectif, confidentiel, sans que jamais cette disparité ne choque. La partie centrale, qui est descriptive, caustique, critique, et dans laquelle Usbek et Rica ne sont que spectateurs, est en contraste profond avec les deux autres beaucoup plus romanesques, avec notamment les évènements sanglants du sérail, la férocité d’Usbek dans ses ordres, et la révolte de sa favorite Roxane qui clame sa haine à son maitre. Ce texte, en apparence joyeux, se termine en tragédie ; Usbek, philosophe en France, reste un despote à Ispahan, et devient en quelque sorte le symbole de l’ambivalence humaine.Mais, en y regardant de plus près le roman s'organise en trois parties :

   1. le voyage d'Ispahan à Paris ( 23 lettres , il dure 13 mois et demi, du 19 mars 1711 au 4 mai 1712)                                                                                                                                                           2. L'arrivée à Paris et la découverte du monde occidenral qui propose deux étapes : La mort de Louis XIV ( 69 lettres 1712 à 1715) / La phase de la régence  ( 54 lettres de 1715 à 1720)                   3. Le drame du sérail ( 14 lettres)

  • Regard éloignéLe fait de se cacher derrière un regard étranger permet à Montesuqieu de critiquer la société française en se mettant à l'abri de la censure.Ce procédé a été formulé par Paul Valéry de façon claire : « Entrer chez les gens pour déconcerter leurs idées, leur faire la surprise d'être surpris de ce qu'ils font, de ce qu'ils pensent, et qu'ils n'ont jamais conçu différent, c'est, au moyen de l'ingénuité feinte ou réelle, donner à ressentir toute la relativité d'une civilisation, d'une confiance habituelle dans l'ordre établi.» (Variété II). Ces vertus du «regard étranger» sur nos mœurs, Montesquieu en avait déjà un exemple dans le chapitre "Des cannibales "des Essais de Montaigne, mais il exploite jusqu'au bout cette naïveté.
    L'étonnement d'Usbek et de Rica déshabille les coutumes de leur allure absolue et fait éclater les différences, le "regard persan" favorise ainsi l'ironie C'est ce même principe qu'on retrouve dans le conte philosophique de Voltaire Candide.
  • Orientalisme                                                                                                                                                                                                                                                                                 L'orientalisme est un courant littéraire et artistique occidental qui connut ses prémices au XVIIIe siècle et vécut son plein apogée au XIXe siècle. Il marque l'intérêt de cette époque pour les cultures du Maghreb, turque et arabe.Cette mode va d'ailleurs toucher plusieurs domaines parmi lesquels on retrouve la peinture mais aussi la littérature qui a connu un très grand succès. En effet, parmi les nombreux ouvrages publiés en Europe sur l'Orient par les voyageurs ou missionnaires, la traduction en français par Galland des Contes des Mille et Une Nuits (1711) est la plus importante, ce conte d'origine persane contient une série de récits agréables qu'on connait encore de nos jours tels Simbad, Alibaba mais aussi Aladin et le cheval enchanté tous encadrés par Shahrazade. Ainsi, cette traduction suivie des lettres persanes de Montesquieu en 1721 vont contribués à donner une image de l'orient au 18ème siècle et ainsi relancer la vague de l'orientalisme en France.L'orientalisme, alors très en vogue, s'invitait donc à être comparé, implicitement, à « l'avancée » occidentale, naturellement idéalisée. On retrouvera les germes d'une vision globale plus politique, consistant à « éduquer » cet orient primitif - et parallèlement à en piller les richesses. Le lecteur lisant ce roman épistolaire se moque du Persan faisant preuve d'une naïveté à l'égard des modes occidentales. Mais il ne rit pas longtemps, car en continuant sa lecture il se rend compte que c'est de lui que l'on se moque.
  • Relativisme 
    Les doutes sur les dogmes et les lois aboutissent à un relativisme universel qui se fonde sur une sagesse moyenne de mesure et de raison conformes à la Nature (« Je crois que le meilleur moyen est de vivre en bon citoyen et en bon père de famille », note Usbek). La comparaison de ces lettres qui arrivent de toutes parts ne tourne en effet à l'avantage de personne  et débouche sur un scepticisme universel : la petitesse de la vie humaine finit par faire paraître bien vaine la prétention de se croire gouverné par la Providence.
  • Lumières

 

Montesquieu est un homme de la première moitié du 18ème siècle alors que la "philosophie des Lumières" s’épanouit dans la seconde moitié en résonance de la longue période de poussée populaire, démocratique et révolutionnaire que connaît le monde à partir de 1763 jusqu’en 1802. Il subit donc  une obligation de tenir compte de la censure bien plus importants que Voltaire, Diderot,  ou Rousseau.Pourtant, penseur politique et écrivain, premier grand philosophe français du 18ème siècle, il présente déjà de nombreuses caractéristiques  des Lumières, il peut donc être considéré comme un précurseur:

  •  attrait des sciences (membre de l’Académie des Sciences de Bordeaux, il y présente des mémoires sur la pesanteur, l’usage des glandes rénales, l’écho...)
  •  plaisir des voyages à travers l’Europe pour découvrir les différentes sociétés, institutions et personnalités (Allemagne, Autriche, Hongrie, républiques italiennes, Hollande, Angleterre...)
  •  importance de son insertion dans le milieu social des salons intellectuels où se discutent l’actualité et l’histoire, où brillent la littérature galante et la philosophie...
  • Montesquieu fait de l’aptitude à la raison un attribut de la nature humaine.
  • Philosophique

     Montesquieu  invite à une réflexion philosophique sur le bonheur, la liberté, la vertu, la justice, à la recherche d’un monde fondé sur la Raison. Réflexion philosophique, par exemple à propos de        la condition féminine

  • Satire / politique/religion/vie sociale/justice

     La critique s'organise d'abord autour de l'absolutisme de droit divin : vieillesse d'un monarque usé, idolâtrie des courtisans, arbitraire royal fondé sur des superstitions. Puis elle se dirige contre le fanatisme. L'hypocrisie des ecclésiastiques, leur corruption, entraînent une défiance à l'égard des religions, souvent mises à plat et universellement condamnées : le fanatisme musulman, dont la Loi ne sait s'imposer que par la fable et la superstition, rejoint l'intolérance de toute religion, quelle qu'elle soit.Les prêtres donnent eux-mêmes de leur culte une image indigne, pervertis par l'oisiveté et les contraintes du célibat.
La vie sociale : contre le mensonge.  Elle est en effet représentée comme une comédie où les personnages d'un théâtre futile apparaissent fardés derrière leurs masques. Sous l'œil des Persans, les Français semblent faits uniquement pour la société, ne trouvant d'identité que dans le miroir complaisant de leurs conversations. Les mensonges des femmes, le brillant superficiel et la prétention des hommes d'esprit sont les manifestations essentielles de la vie intellectuelle parisienne                                                                                                                                                   La justice Le curieux Usbek disserte à plusieurs reprises à propos de la justice: il aborde la question des législateurs ,du droit public qui, des magistrats qui “doivent rendre la justice de citoyen à citoyen” . En outre, Usbek examine dans sa lettre 78 [80] les différentes formes de gouvernements. En s’interrogeant sur la proportionnalité de la peine, il remarque que celle-ci s’adapte aussi bien au crime qu’à la coutume du pays où il a été pratiqué.

texte pour l'analyse linéaire : lettre 30

RICA AU MEME.  

A Smyrne.


    Les habitants de Paris sont d'une curiosité qui va jusqu'à l'extravagance. Lorsque j'arrivai, je fus regardé comme si j'avais été envoyé du ciel : vieillards, hommes, femmes, enfants, tous voulaient me voir. Si je sortais, tout le monde se mettait aux fenêtres ; si j'étais aux Tuileries, je voyais aussitôt un cercle se former autour de moi ; les femmes mêmes faisaient un arc-en-ciel nuancé de mille couleurs, qui m'entourait. Si j'étais aux spectacles, je voyais aussitôt cent lorgnettes dressées contre ma figure : enfin jamais homme n'a tant été vu que moi. Je souriais quelquefois d'entendre des gens qui n'étaient presque jamais sortis de leur chambre, qui disaient entre eux : Il faut avouer qu'il a l'air bien persan. Chose admirable ! Je trouvais de mes portraits partout ; je me voyais multiplié dans toutes les boutiques, sur toutes les cheminées, tant on craignait de ne m'avoir pas assez vu.
    Tant d'honneurs ne laissent pas d'être à la charge : je ne me croyais pas un homme si curieux et si rare ; et quoique j'aie très bonne opinion de moi, je ne me serais jamais imaginé que je dusse troubler le repos d'une grande ville où je n'étais point connu. Cela me fit résoudre à quitter l'habit persan, et à en endosser un à l'européenne, pour voir s'il resterait encore dans ma physionomie quelque chose d'admirable. Cet essai me fit connaître ce que je valais réellement. Libre de tous les ornements étrangers, je me vis apprécié au plus juste. J'eus sujet de me plaindre de mon tailleur, qui m'avait fait perdre en un instant l'attention et l'estime publique ; car j'entrai tout à coup dans un néant affreux. Je demeurais quelquefois une heure dans une compagnie sans qu'on m'eût regardé, et qu'on m'eût mis en occasion d'ouvrir la bouche ; mais, si quelqu'un par hasard apprenait à la compagnie que j'étais Persan, j'entendais aussitôt autour de moi un bourdonnement : " Ah ! Ah ! monsieur est Persan ? C'est une chose bien extraordinaire ! Comment peut-on être Persan ? "
 

A Paris, le 6 de la lune de Chalval, 1712 

https://www.dropbox.com/sh/7l5fbg3xxt2j0zd/AAC3US3zIxh8jkIa2WWuCT-Da?dl=0

Définition d'une satire :https://www.cnrtl.fr/definition/Satire

HIST. LITTÉR. Écrit dans lequel l'auteur fait ouvertement la critique d'une époque, d'une politique, d'une morale ou attaque certains personnages en s'en moquant. 

 Satire amère, amusante, caustique, directe, excellente, facile, fine, gaie, gaillarde, méchante, mordante, personnelle, piquante, raisonnée, sanglante, sociale, souriante, violente, virulente (synon. libelle, pamphlet); âpre, bonne, excellente, fameuse, grande, vive satire; composer, faire une satire.

jeudi 14 mai : Les troglodytes : Lettres 11 à 14

LETTRE XI

Usbek à Mirza

À Ispahan

Tu renonces à ta raison pour essayer la mienne : tu descends jusqu’à me consulter ; tu me crois capable de t’instruire. Mon cher Mirza, il y a une chose qui me flatte encore plus que la bonne opinion que tu as conçue de moi ; c’est ton amitié qui me la procure. Pour remplir ce que tu me prescris, je n’ai pas cru devoir employer des raisonnements fort abstraits. Il y a de certaines vérités qu’il ne suffit pas de persuader, mais qu’il faut encore faire sentir : telles sont les vérités de morale. Peut-être que ce morceau d’histoire te touchera plus qu’une philosophie subtile. Il y avait en Arabie un petit peuple appelé Troglodyte, qui descendait de ces anciens Troglodytes qui, si nous en croyons les historiens, ressemblaient plus à des bêtes qu’à des hommes. Ceux-ci n’étaient point si contrefaits, ils n’étaient point velus comme des ours, ils ne sifflaient point, ils avaient deux yeux ; mais ils étaient si méchants et si féroces qu’il n’y avait parmi eux aucun principe équité ni de justice. Ils avaient un roi d’une origine étrangère, qui, voulant corriger la méchanceté de leur naturel, les traitait sévèrement : mais ils conjurèrent contre lui, le tuèrent, et exterminèrent toute la famille royale. Le coup étant fait, ils s’assemblèrent pour choisir un gouvernement ; et, après bien des dissensions, ils créèrent des magistrats. Mais à peine les eurent-ils élus qu’ils leur devinrent insupportables, et ils les massacrèrent encore. Ce peuple, libre de ce nouveau joug, ne consulta plus que son naturel sauvage. Tous les particuliers convinrent qu’ils n’obéiraient plus à personne, que chacun veillerait uniquement à ses intérêts, sans consulter ceux des autres. Cette résolution unanime flattait extrêmement tous les particuliers. Ils disaient : Qu’ai-je affaire d’aller me tuer à travailler pour des gens dont je ne me soucie point ? Je penserai uniquement à moi ; je vivrai heureux : que m’importe que les autres le soient Je me procurerai tous mes besoins ; et, pourvu que je les aie, je ne me soucie point que tous les autres Troglodytes soient misérables. On était dans le mois où l’on ensemence les terres ; chacun dit : Je ne labourerai mon champ que pour qu’il me fournisse le blé qu’il me faut pour me nourrir ; une plus grande quantité me serait inutile : je ne prendrai point de la peine pour rien. Les terres de ce petit royaume n’étaient pas de même nature : il y en avait d’arides et de montagneuses ; et d’autres qui, dans un terrain bas, étaient arrosées de plusieurs ruisseaux. Cette année, la sécheresse fut très grande ; de manière que les terres qui étaient dans les lieux élevés manquèrent absolument, tandis que celles qui purent être arrosées furent très fertiles : ainsi les peuples des montagnes périrent presque tous de faim par la dureté des autres, qui leur refusèrent de partager la récolte. L’année d’ensuite fut très pluvieuse ; les lieux élevés se trouvèrent d’une fertilité extraordinaire. et les terres basses furent submergées. La moitié du peuple cria une seconde fois famine ; mais ces misérables trouvèrent des gens aussi durs qu’ils l’avaient été eux-mêmes. Un des principaux habitants avait une femme fort belle ; son voisin en devint amoureux et l’enleva : il s’émut une grande querelle ; et après bien des injures et des coups, ils convinrent de s’en remettre à la décision d’un Troglodyte qui pendant que la république subsistait avait eu quelque crédit. Ils allèrent à lui et voulurent lui dire leurs raisons. Que m’importe, dit cet homme, que cette femme soit à vous, ou à vous ? j’ai mon champ à labourer ; je n’irai peut-être pas employer mon temps à terminer vos différents, et à travailler à vos affaires, tandis que je négligerai les miennes. Je vous prie de me laisser en repos et de ne m’importuner plus de vos querelles. La dessus il les quitta, et s’en alla travailler sa terre. Le ravisseur, qui était le plus fort, jura qu’il mourrait plutôt que de rendre cette femme ; et l’autre, pénétré de l’injustice de son voisin et de la dureté du juge, s’en retournait désespéré, lorsqu’il trouva dans son chemin une femme jeune et belle qui revenait de la fontaine. Il n’avait plus de femme ; celle-là lui plut : elle lui plut bien davantage lorsqu’il apprit que c’était la femme de celui qu’il avait voulu prendre pour juge et qui avait été si peu sensible à son malheur. Il l’enleva, et l’emmena dans sa maison. Il y avait un homme qui possédait un champ assez fertile qu’il cultivait avec grand soin : deux de ses voisins s’unirent ensemble, le chassèrent de sa maison, occupèrent son champ : ils firent entre eux une union pour se défendre contre tous ceux qui voudraient l’usurper ; et effectivement ils se soutinrent par là pendant plusieurs mois. Mais un des deux, ennuyé de partager ce qu’il pouvait avoir tout seul, tua l’autre, et devint seul maître du champ. Son empire ne fut pas long : deux autres Troglodytes vinrent l’attaquer ; il se trouva trop faible pour se défendre, et il fut massacré. Un Troglodyte presque tout nu vit de la laine qui était à vendre ; il en demanda le prix. Le marchand dit en lui-même : Naturellement je ne devrons espérer de ma laine qu’autant d’argent qu’il en faut pour acheter deux mesures de blé, mais je la vais vendre quatre fois davantage, afin d’d’avoir huit mesures. Il fallut en passer par là et payer le prix demandé. Je suis bien aise, dit le marchand ; j’aurai du blé à présent. Que dites-vous ? l’acheteur : vous avez besoin de blé ? j’en ai à vendre : il n’y a que le prix qui vous étonnera peut-être, car vous saurez que le blé est extrêmement cher et que la famine règne presque partout ; mais rendez-moi mon argent, et je vous donnerai une mesure de blé, car je ne veux pas m’en défaire autrement, dussiez-vous crever de faim. Cependant une maladie cruelle ravageait la contrée. Un médecin habile y arriva du pays voisin, et donna ses remèdes si à propos qu’il guérit tous ceux qui se mirent dans ses mains. Quand la maladie eut cessé, il alla chez tous ceux qu’il avait traités demander son salaire ; mais il ne trouva que des refus : il retourna dans son pays, et il y arriva accablé des fatigues d’un si long voyage. Mais bientôt après il apprit que la même maladie faisait sentir de nouveau, et affligeait plus jamais cet te terre ingrate. Ils allèrent à lui cette fois, et n’attendirent pas qu’il vînt chez eux. Allez, leur dit-il, hommes injustes, vous avez dans l’âme un poison plus mortel que celui dont vous voulez guérir ; vous ne méritez pas d’occuper une place sur la terre, parce que vous n’avez point d’humanité, et que les règles de l’équité vous sont inconnues : je croirais offenser les dieux qui vous punissent. si je m’opposais à la justice de leur colère.

D’Erzeron, le 3 de la lune de Gemmadi, 1711.

LETTRE XII

Usbek à Mirza

À Ispahan

Tu as vu, mon cher Mirza, comment les Troglodytes périrent par leur méchanceté même, et furent les victimes de leurs propres injustices. De tant de familles il n’en resta que deux qui échappèrent aux malheurs de la nation. Il y avait dans ce pays deux hommes bien singuliers : ils avaient de humanité, ils connaissaient la justice, ils aimaient la vertu ; autant liés par la droiture de leur cœur que par la corruption de celui des autres, ils voyaient la désolation générale, et ne la ressentaient que par la pitié : c’était le motif d’une union nouvelle. Ils travaillaient avec une sollicitude commune pour l’intérêt commun ; ils n’avaient de différents que ceux qu’une douce et tendre amitié faisait naître ; et, dans l’endroit du pays le plus écarté, séparés de leurs compatriotes indignes de leur présence, ils menaient une vie heureuse et tranquille : la terre semblait produire d’elle-même, cultivée par ces vertueuses mains. Ils aimaient leurs femmes et ils en étaient tendrement chéris. Toute leur attention était d’élever leurs enfants à la vertu. Ils leur représentaient sans cesse les malheurs de leurs compatriotes, et leur mettaient devant les yeux cet exemple si triste : ils leur faisaient surtout sentir que l’intérêt des particuliers se trouve toujours dans l’intérêt commun ; que vouloir s’en séparer c’est vouloir se perdre ; que la vertu n’est point une chose qui doive nous coûter, qu’il ne faut point la regarder comme un exercice pénible ; et que la justice pour autrui est une charité pour nous. Ils eurent bientôt la consolation des pères vertueux, qui est d’avoir des enfants qui leur ressemblent. Le jeune peuple qui s’éleva sous leurs yeux s’accrut par d’heureux mariages : le nombre augmenta, l’union fut toujours la même ; et la vertu, bien loin de s’affaiblir dans la multitude, fut fortifiée au contraire par un plus grand nombre d’exemples. Qui pourrait représenter ici le bonheur de ces Troglodytes ? Un peuple si juste devait être chéri des dieux. Dès qu’il ouvrit les yeux pour les connaître, il apprit à les craindre ; et la religion vint adoucir dans les mœurs ce que la nature y avait laissé de trop rude. Ils instituèrent des fêtes en l’honneur des dieux. Les jeunes filles, ornées de fleurs, et les jeunes garçons, les célébraient par leurs danses et parles accords d’une musique champêtre ; on faisait ensuite des festins où la joie ne régnait pas moins que la frugalité. C’était dans ces assemblées que parlait la nature naïve ; c’est là qu’on apprenait à donner le cœur et à le recevoir ; c’est là que la pudeur virginale faisait en rougissant un aveu surpris, mais bientôt confirmé par le consentement des pères ; et c’est là que les tendres mères se plaisaient à prévoir de loin une union douce et fidèle. On allait au temple pour demander les faveurs des dieux. Ce n’était pas les richesses et une onéreuse abondance ; de pareils souhaits étaient indignes des heureux Troglodytes ; ils ne savaient les désirer que pour leurs compatriotes : ils n’étaient aux pieds des autels que pour demander la santé de leurs pères, l’union de leurs frères, la tendresse de leurs femmes, l’amour et l’obéissance de leurs enfants. Les filles y venaient apporter le tendre sacrifice de leur cœur, et ne leur demandaient d’autre grâce que celle de pouvoir rendre un Troglodyte heureux. Le soir, lorsque les troupeaux quittaient les prairies et que les bœufs fatigués avaient ramené la charrue, ils s’assemblaient ; et, dans un repas frugal, ils chantaient les injustices des premiers Troglodytes et leurs malheurs ; la vertu renaissant avec un nouveau peuple, et sa félicité : ils célébraient les grandeurs des dieux, leurs faveurs toujours présentes aux hommes qui les implorent, et leur colère inévitable à ceux qui ne les craignent pas : ils décrivaient ensuite les délices de la vie champêtre et le bonheur d’une condit ion toujours parée de l’innocence. Bientôt ils s’abandonnaient à un sommeil que les soins et les chagrins n’interrompaient jamais. La nature ne fournissait pas moins à leurs désirs qu’à leurs besoins. Dans ce pays heureux la cupidité était étrangère : ils se faisaient des présents, où celui qui donnait croyait toujours avoir l’avantage. Le peuple troglodyte se regardait comme une seule famille : les troupeaux étaient presque toujours confondus ; la seule peine qu’on s’épargnait ordinairement c’était de les partager.

D’Erzeron, le 6 de la lune de Gemmadi, 2,1711

LETTRE XIII

Usbek à Mirza

Je ne saurais assez te parler de la vertu des Troglodytes. Un d’eux disait un jour : Mon père doit demain labourer son champ : je me lèverai deux heures avant lui ; et quand il ira à son champ, il le trouvera tout labouré. Un autre disait en lui-même : Il me semble que ma sœur a du goût pour un jeune Troglodyte de nos parents ; il faut que je parle à mon père, et que je le détermine à faire ce mariage. On vint dire à un autre que des voleurs avaient enlevé son troupeau : J’en suis bien fâché, dit-il, car il y avait une génisse toute blanche que je voulais offrir aux dieux. On entendait dire à un autre : Il faut que aille au temple remercier les dieux, car mon frère que mon père aime tant et que je chéris si fort a recouvré la santé ; Ou bien : Il y a un champ qui touche celui de mon père, et ceux qui le cultivent sont tous les jours exposés aux ardeurs du soleil ; il faut que j’aille y planter deux arbres, afin que ces pauvres gens puissent aller quelquefois se repose r sous leur ombre. Un jour que plusieurs Troglodytes étaient assemblés, un vieillard par la d’un jeune homme qu’il soupçonnait avoir commis une mauvaise action, et lui en fit des reproches. Nous ne croyons pas qu’il ait commis ce crime, dirent les jeunes Troglodytes, mais, s’il l’a fait, puisse-t-il mourir le dernier de sa famille ! On vint dire à un Troglodyte que des étrangers avaient pillé sa maison et avaient tout emporté. S’ils n’étaient pas injustes, répondit-il, je souhaiterais que les dieux leur en donnassent un plus long usage qu’à moi. Tant de prospérités ne furent pas regardées sans envie : les peuples voisins s’assemblèrent, et, sous un vain prétexte, ils résolurent d’enlever leurs troupeaux. Dès que cette résolution fut connue, les Troglodytes envoyèrent au devant d’eux des ambassadeurs qui leur parlèrent ainsi : Que vous ont fait les Troglodytes ? Ont-ils enlevé vos femmes, dérobé vos bestiaux, ravage vos campagnes ? non ; nous sommes justes, et nous craignons les dieux. Que demandez-vous donc de nous ? Voulez-vous de la laine pour vous faire des habits ? Voulez-vous du lait de nos troupeaux, ou des fruits de nos terres ? Mettez bas les armes, venez au milieu de nous, et nous vous donnerons de tout cela. Mais nous jurons par ce qu’il y a de plus sacré que, si vous entrez dans nos terres comme ennemis, nous vous regarderons comme un peuple injuste, et que nous vous traiterons comme des bêtes farouches. Ces paroles furent renvoyées avec mépris. Ces peuples sauvages entrèrent armés dans la terre des Troglodytes, qu’ils ne croyaient défendus que par leur innocence. Mais ils étaient bien disposés à la défense ; ils avaient mis leurs femmes et leurs enfants au milieu d’eux. Ils furent étonnés de l’injustice de leurs ennemis, et non pas de leur nombre. Une ardeur nouvelle s’était emparée de leur cœur : l’un voulait mourir pour son père, un autre pour sa femme et ses enfants, celui-ci pour ses frères, celui-là pour ses amis, tous pour le peuple troglodyte : la place de celui qui expirait était d’abord prise par un autre, qui, outre la cause commune, avait encore une mort particulière à venger. Tel fut le combat de l’injustice et de la vertu. Ces peuples lâches qui ne cherchaient que le butin n’eurent pas honte de fuir, et ils cédèrent à la vertu des Troglodytes, même sans en être touchés.

D’Erzeron, le 9 de la lune de Gemmadi, 2,1711.

LETTRE XIV

Usbek à Mirza

Comme le peuple grossissait tous les jours, les Troglodytes crurent qu’il était à propos de se choisir un roi : ils convinrent qu’il fallait déférer la couronne à celui qui était le plus juste ; et ils jetèrent tous les yeux sur un vieillard vénérable par son âge et par une longue vertu. Il n’avait pas voulu se trouver à cette assemblée ; il s’était retiré dans sa maison, le cœur serré de tristesse. Lorsqu’on lui envoya des députés pour lui apprendre le choix qu’on avait fait de lui : À Dieu ne plaise, dit-il, que je fasse ce tort aux Troglodytes, que l’on puisse croire qu’il n’y a personne parmi eux de plus juste que moi ! Vous me déférez la couronne, et, si vous le voulez absolument, il faudra bien que je la prenne ; mais comptez que je mourrai de douleur d’avoir vu en naissant les Troglodytes libres, et de les voir aujourd’hui assujettis. À ces mots il se mit à répandre un torrent de larmes. Malheureux jour ! disaitil ; et pourquoi ai-je tant vécu ? Puis il s’écria d’une voix sévère : Je vois bien ce que c’est, Ô Troglodytes ! votre vertu commence à vous peser. Dans l’état où vous êtes, n’ayant point de chef, il faut que vous soyez vertueux malgré vous ; sans cela vous ne sauriez subsister, et vous tomberiez dans le malheur de vos premiers pères. Mais ce joug vous parait trop dur ; vous aimez mieux être soumis à un prince et obéir à ses lois moins rigides que vos mœurs. Vous savez que pour lors vous pourrez contenter votre ambition, acquérir des richesses, et languir dans une lâche volupté, et que, pourvu que vous évitiez de tomber dans les grands crimes, vous n’aurez pas besoin de la vertu. Il s’arrêta un moment, et ses larmes coulèrent plus que jamais. Et que prétendez-vous que je fasse ? Comment se peut-il que je commande quelque chose à un Troglodyte ? Voulez-vous qu’il fasse une action vertueuse parce que je la lui commande, lui qui la ferait tout de même sans moi et par le seul penchant de la nature ? Troglodytes ! je suis à la fin de mes jours, mon sang est glacé dans mes veines, je vais bientôt revoir vos sacrés aïeux ; pourquoi voulez-vous que je les afflige, et que je sois obligé de leur dire que je vous ai laissés sous un autre joug que celui de la vertu ?

D’Erzeron, le 10 de la lune de Gemmadi, 2,1711

jeudi 14 mai : Utopie

Thomas More invente le mot latin en 1516: Utopia, construit à partir du grec ou, "non, ne … pas", et de topos, "région, lieu", est le nom d'une île située "en aucun lieu" ou "lieu qui n'existe pas"  Ce que décrit Thomas More, c’est une société idéale réalisée par des moyens humains : les maux et les vices sont extirpés parce que “la meilleure forme de gouvernement” a été instituée ici-bas, c’est-à-dire en prenant la condition humaine telle qu’elle est.

Dans le langage courant actuel, "utopique" veut dire impossible ; une utopie est une chimère, une construction purement imaginaire dont la réalisation est, a priori, hors de notre portée. Or, paradoxalement, les auteurs qui ont créé le mot, puis illustré le genre littéraire inventé par Thomas More en 1516, avaient plutôt pour ambition d'élargir le champ du possible, et d'abord de l'explorer. Certes, l'utopie se caractérise par un recours à la fiction, par un artifice littéraire qui consiste à décrire une société idéale dans une géographie imaginaire, souvent dans le cadre d'un récit de voyage purement romanesque. Mais imaginaire ou fictif ne veut pas dire impossible : tout rêve n'est pas chimère. Les utopies relevant de la littérature politique, du XVIe au XVIIIe siècle, participent d'une critique de l'ordre existant et d'une volonté de le réformer en profondeur ; le recours à la fiction est un procédé qui permet de prendre ses distances par rapport au présent pour mieux le relativiser et de décrire, d'une manière aussi concrète que possible, ce qui pourrait être. Et l'épanouissement du genre utopique correspond à une période où l'on pense, justement, que, plutôt que d'attendre un monde meilleur dans un au-delà providentiel, les hommes devraient construire autrement leurs formes d'organisation politique et sociale pour venir à bout des vices, des guerres et des misères. En ce sens, les descriptions qu'ils proposent, dans lesquelles ils font voir des cités heureuses bien gouvernées, visent à convaincre leurs lecteurs que d'autres modes de vie sont possibles.

http://expositions.bnf.fr/utopie/arret/d0/index.htm

 

En bref

On reconnaît le nom grec topos qui signifie « lieu ». Le préfixe « u » peut renvoyer à deux préfixes grecs : le préfixe privatif ou, dans ce cas « utopie » désigne un non-lieu, ou le préfixe eu et, dans ce cas, le mot désigne un lieu heureux. L’association des deux sens permet de définir ainsi l’utopie comme un monde idéal et heureux dans un non-lieu, c’est-à-dire qui ne saurait exister. L’utopie est un récit qui suit des règles précises. Son action se situe dans un lieu clos sur lui-même et isolé du monde, souvent une île ou un lieu inaccessible (les montagnes où se cache l’Eldorado de Candide). Cette clôture du lieu permet de mettre en scène un monde autonome qui, privé du contact avec notre monde, a développé sa propre organisation, ses propres valeurs et ses propres règles. L’utopie donne donc à voir un monde miniature, qui mime le monde réel mais avec une différence fondamentale : il inverse nos règles pour mieux en démontrer l’inanité. L’utopie présente un double visage : elle propose et expérimente un monde meilleur, mais dans le miroir qu’elle tend, le lecteur y voit aussi la critique de son propre monde. Sa fonction est donc avant tout critique.

 

 

jeudi 14 mai : l'âge d'or

https://www.universalis.fr/encyclopedie/age-d-or/

Moment mythique de l'humanité décrit comme étant celui de l'abondance dans une nature généreuse, où tout pousse sans travail, où les animaux domestiques et sauvages vivent en paix entre eux et avec les hommes, où la ronce distille le miel. Les Zéphirs soufflent alors une brise rafraîchissante ; la pluie et le soleil alternent si heureusement que la terre prodigue trois fois l'an ses meilleures productions ; les hommes vivent pacifiquement, dans l'amitié, la concorde, la justice, en une totale communauté. Ce thème, susceptible de multiples variantes, fournit la trame de nombreux mythes et utopies et se trouve dans toutes les civilisations : il connote la nostalgie d'un paradis perdu, où l'homme soumis à l'influence divine ne connaissait ni le malheur, ni la maladie, ni les affres de la mort.

http://expositions.bnf.fr/utopie/arret/d1/1.htm

Exemples de copies particulièrement réussies

1

Dans la lettre 12 une utopie est présente avec le description d'un monde et d'une société idéal correspondant à la définition d'utopie : définition : " définir ainsi l’utopie comme un monde idéal et heureux dans un non-lieu, c’est-à-dire qui ne saurait exister."
lettre 12 : " ils avaient de l' humanité, ils connaissaient la justice, ils aimaient la vertu." " Dans ce pays heureux la cupidité était étrangère ".

on voit aussi que " pour venir à bout des vices, des guerres et des misères plutôt que d'attendre un monde meilleur dans un au-delà providentiel, les hommes devraient construire autrement leurs formes d'organisation politique et sociale" c'est ce que font les troglodytes et enseignent à leurs enfants le passé de leurs compatriotes afin de faire préserver leur pays idéal : " Toute leur attention était d’élever leurs enfants à la vertu. Ils leur représentaient sans cesse les malheurs de leurs compatriotes, et leur mettaient devant les yeux cet exemple si triste ".

" il connote la nostalgie d'un paradis perdu, où l'homme soumis à l'influence divine ne connaissait ni le malheur, ni la maladie, ni les affres de la mort."
L''idée d'une religion adoucie perçu comme une récompense pour le peuple : " Un peuple si juste devait être chéri des dieux. Dès qu’il ouvrit les yeux pour les connaître, il apprit à les craindre ; et la religion vint adoucir dans les mœurs ce que la nature y avait laissé de trop rude. Ils instituèrent des fêtes en l’honneur des dieux. Les jeunes filles, ornées de fleurs, et les jeunes garçons, les célébraient par leurs danses et parles accords d’une musique champêtre ; on faisait ensuite des festins où la joie ne régnait pas moins que la frugalité."

2.

La lettre dans laquelle une société utopique est évoquée est la lettre 12. En effet dans celle-ci, le peuple des Troglodytes où chacun est bon et se soucie des autres, il n'y pas une once d'égoïsme chaque pensée et action est avant tout pour que les autres se sentent bien, 'ils travaillent avec une sollicitude commune, pour l'intérêt commun".
En plus de de leur solidarité les uns-envers les autres, les Troglodytes font preuves de vertu et l'enseignent à leurs enfants pour ne pas reproduire les erreurs du passé. La justice est également une valeur primordiale pour que leur société fonctionne à merveille. Voici les trois grandes valeurs dont les Troglodytes font preuves car pour eux " l'intérêt des particuliers se trouve toujours dans l'intérêt commun; que de vouoir s'en séparer, c'est vouloir se perdre; que les vertu n'est point une chose qui doive nous coûter, qu'il ne faut point la regarder comme un exercice pénible; et que la justice pour autrui est une charité pour nous."
Cette société utopiste fait même écho à l'âge d'or où tout le monde vie en paix avec les autres y compris les animaux.

3.

La lettre XII à Ispahan

La lettre s'inscrit dans le récit des Troglodytes fait Mirza qui s'interroge sur le bonheur des hommes. Usbek explique comment ce peuple détruit par son égoïsme reconstruit sa société.
Cette société est utopique,

L' utopie sociale des Troglodytes repose d'une part sur la vertu, le mot est repris plusieurs fois dans la lettre sous plusieurs formes (vertu, vertueux, vertueuses).
Elle induit un concept de vie en communauté, (l.10) "sollicitude commune pour l’intérêt commun" (l.20 dans notre livre) "L’intérêt des particuliers se trouve toujours dans l'intérêt commun". Ou de réciprocité (l.23) "La justice pour autrui est une charité pour tous. Ou alors les rapports hommes/femmes , parents/enfants . On recherche l'altruisme. Et le peuple mène " une vie heureuse et tranquille"
Elle repose d'autre part, sur l''éducation de la vertu, "des enfants qui leur ressemblent", "l'obéissance de leurs enfants".
Enfin, elle est aussi axée sur le respect des Dieux...le peuple a apprit à les craindre. "la religion vint adoucir dans les moeurs".
L'utopie se ressens dans le caractère festif et heureux du peuple (l.34-51). "Ils instituèrent (...)un troglodyte heureux."

La lettre présente une utopie sociale fondée sur la tolérance et la vertu, le respect, le bien commun. Ce peuple vie une vie heureuse et simple mais parfaitement encadré.

4

La lettre qui présente une utopie est la lettre numéro 12. Pour le justifier nous pouvons prendre les trois arguments suivant
1) Un monde idéalisé : dans le texte il y a un rapport au bonheur avec : "une vie heureuse et tranquille", "bonheur", "douce", "heureux", etc... Un monde où il n'y a pas de problèmes, où tout le monde s'entraident. Ils imaginent donc un monde proche de la perfection et où la notion de vertu est présente : "vertu", "des pères vertueux",...
2) Un monde qui n'existe pas, en effet, pour une utopie l'action se situe dans un lieu isolé du monde avec : "dans l'endroit du pays le plus écarté, séparés de leurs compatriotes indignes de leur présence".
3) Un monde qui fait la critique du monde réel. En effet, en idéalisant un monde comme cela ils font donc voir les imperfections du monde dans lequel ils sont en réalité.

Lundi 25 mai : Résumé de l'oeuvre

Résumé de l'oeuvre : http://www.litteratureetfrancais.com/article-montesquieu-lettres-persanes-18e-siecle-79610575.html

Résumé par lettres

Lettre 1 : Usbek écrit à son ami qu’ils sont les premiers Persans à quitter le pays pour le savoir et que cela ne doit pas être très bien vu.

Lettre 2 : Usbek écrit à son eunuque pour qu’il veille bien sur son sérail, il part leur offrir du plaisir mais dans la limite de la vertu.

Lettre 3 : Zachi est la maitresse d’Usbek. Elle se souvient comment elle l’a séduit. Elle lui rappelle son amour et pleure son départ loin d’elle. Elle est allée à la campagne car le sérail lui rappelle trop de souvenirs.

Lettre 4 : Zéphis se plaint à Usbek de son esclave Zélide qui la dénigre. Elle veut qu’Usbek le défende.

Lettre 5 : Rustan explique à Usbek que personne ne comprend ni n’approuve son départ sauf ses amis.

Lettre 6 : Usbek admet sa peine lorsqu’il a quitté la Perse et avoue la jalousie qui la dévore à cause de ses femmes.

Lettre 7 : Fatime se plaint de l’absence de son époux. Elle lui dit bruler d’une passion dévorante pour lui. Elle continue de se soigner pour lui malgré la distance.

Lettre 8 : Usbek dit la vraie raison de son voyage à Rustan : il fuit ses ennemis qu’il s’est fait en restant vertueux à la Cour.

Lettre 9 : Le premier eunuque parle des difficultés de son rôle : il doit gérer les femmes du sérail. Il a d’abord eu du mal à gérer ses propres envies. Il ne sait jamais comment il sera aimé. Il envie Ibbi qui ne s’occupe que d’Usbek.

Lettre 10 : Mirza se plaint de son absence et lui demande des conseils.

Lettre 11 : Il est flatté que son ami lui demande conseil. Il lui raconte l’histoire des Troglodytes qui n’avait aucun gouvernement et qui ne connaissait pas l’équité et en sont morts.

Lettre 12 : Usbek raconte ensuite comment les familles troglodytes vertueuses ont formé un peuple parfait.

Lettre 13 : Il continue en prouvant leur vertu qui gagne même face à l’injustice des peuples environnants qui voulaient les attaquer et qui ont dû fuir.

Lettre 14 : Les troglodytes deviennent nombreux et voulurent un roi. Celui qui a été choisi déplore ce qui lui arrive car il ne veut pas qu’ils soient bons par obligation à part celle de leur propre vertu.

Lettre 15 : Le premier eunuque dit à Jaron qu’il l’aime comme un père et qu’il espère que ce voyage ne va pas le souiller.

Lettre 16 : Usbek demande au mollak de l’aider à rester pur lors de son voyage en Occident.

Lettre 17 : Usbek a besoin du mollak car il doute ! Il se pose des questions sur les lois et leur objectivité.

Lettre 18 : Le mollak lui répond et donne des explications. Il prévient Usbek qu’on ne peut comprendre quelque chose qu’en en connaissant tous les aspects.

Lettre 19 : Il déplore l’état de l’Empire Ottoman qui est pauvre et se fait « manger » par les Européens. Il n’y a qu’une vraie ville : Smyrne.

Lettre 20 : Usbek fait la morale à Zachi car elle l’a déshonorée en ayant été vue avec un eunuque blanc. Celui-ci sera puni.

Lettre 21 : Usbek prévient le premier eunuque blanc que si quelqu’un fait encore un écart, il sera comme un insecte à ses yeux.

Lettre 22 : Jaron apprend au premier eunuque noir qu’il va la rejoindre car Usbek est très jaloux. Il sait qu’il va devoir être sévère.

Lettre 23 : Usbek est étonné que les femmes soient si libres en Europe. Il sent toutes les différences des cultures. Il va se rendre à Paris.

Lettre 24 : Rica raconte à Ibben ce qu’il a vu à Paris depuis un mois. Il déteste le côté pressé des français. Il critique la société en montrant l’influence du Prince et du Pape. Il ne comprend pas tout mais il sait que ces derniers manipulent les esprits.

Lettre 25 : Usbek avertit Ibben que son neveu veut se rendre en Italie afin de s’instruire, il le remercie pour son amitié.

Lettre 26 : Il écrit à Roxane dont il fait l’éloge de la vertu car même face à lui, son époux, elle a toujours gardé sa pudeur. Il s’excuse de l’avoir laissée, elle méritait mieux.

Lettre 27 : Usbek écrit à Nessir que sa santé n’est pas au mieux. Il ne veut pas que cela se sache au sérail pour éviter une baisse de moralité.

Lettre 28 : Rica décrit les théâtres et l’Opéra. Il est étonné de ces coutumes. Il a rencontré une fille à l’Opéra qui a été déshonorée et qui veut qu’il l’emmène à Ispahan sous sa protection.

Lettre 29 : Rica parle du Pape et de la religion. Il en explique les « rouages ». Il parle des hérésies et montre l’intolérance de l’Espagne. Il dit que tout cela est compliqué.

Lettre 30 : Il parle de l’extravagance des Parisiens qui ne s’intéressent à lui que parce qu’il est Persan.

Lettre 31 : Rhédi apprécie Venise même si elle est profane. Il apprend tout ce qu’il peut.

Lettre 32 : Rica raconte sa rencontre avec l’aveugle qui l’a conduit dans Paris comme si de rien n’était.

Lettre 33 : Usbek critique le fait de boire du vin afin d’égayer la vie car celui-ci est mauvais pour la raison.

Lettre 34 : Usbek parle de la joie des hommes européens qui connaissent l’amitié, vertu quasiment inconnue en Orient. Il explique que, là, les gens ne comprennent pas l’esclave et la gestion du sérail par les esclaves.

Lettre 35 : Usbek écrit à son cousin, Gemchid, qu’il a trouvé de nombreux points communs entre le Mahométisme et le Christianisme mais sans Mahomet. Il semble très tolérant.

Lettre 36 : Il parle des cafés que l’on trouve à Paris et des hommes d’esprit qui se disputent pour des choses futiles au lieu d’aider leur patrie.

Lettre 37 : Usbek parle du roi de France à Ibben. Il admet que celui-ci contrôle tout mais il en montre aussi les nombreuses contradictions.

Lettre 38 : Rica parle de la différence d’opinion sur la relation entre homme et femme en Orient et en Occident. Il trouve les deux points de vue justes et avoue se plaire en Europe.

Lettre 39 : Hagi Ibbi parle de la naissance de Mahomet qui était la meilleure chose au monde, selon le choix de Dieu.

Lettre 40 : Usbek critique les oraisons funèbres car elles montrent tout ce qu’on perd. Il dit que l’homme n’a jamais de vrais sentiments car il ne se réjouit ni ne pleure jamais au bon moment.

Lettre 41 : Le premier eunuque noir prévient Usbek que l’homme qu’il voulait prendre pour remplacer un eunuque mort va lui écrire pour lui demander grâce. Il explique son choix et jure être objectif.

Lettre 42 : Lettre de Pharan qui demande grâce à Usbek, il ne veut pas être plus malheureux.

Lettre 43 : Usbek rend grâce à Pharan mais il le prévient qu’il doit être très bon servant s’il ne veut pas être sévèrement puni.

Lettre 44 : Usbek explique à Rhédi qu’il y a trois ordres en France et qu’ils se détestent cordialement juste parce qu’ils ne sont pas du même ordre. Il trouve cela stupide.

Lettre 45 : Rica raconte son aventure avec un homme qui achète tout ce qu’il veut et il lui dit avoir réussi à transformer la matière en or. Rica s’enfuit en colère. Il va rejoindre Usbek.

Lettre 46 : Usbek pense que respecter la religion c’est respecter l’homme car aucune religion n’est d’accord avec les autres. Il donne l’exemple de l’homme qui veut honorer Dieu et qui pour se faire décide d’être un bon citoyen et un bon père.

Lettre 47 : Zachi dit à Usbek qu’elle s’est réconciliée avec Zéphis et lui demande de revenir. Elle raconte aussi les périls rencontrés lors du voyage jusqu’à la campagne.

Lettre 48 : Il ne se dit pas oisif car il apprend sur la nature humaine. Il trouve bizarre le système de promotion française.

Lettre 49 : Rica lui raconte la volonté de certains Capucins de voir la Perse alors qu’il n’y a aucune raison.

Lettre 50 : Rica montre l’impertinence des hommes avec un exemple : cette personne n’arrête pas de se vanter et se dit très modeste.

Lettre 51 : Nargum donne de ses nouvelles à Usbek. Il est en Russie pour affaire. Il parle des coutumes étranges des pays comme celle que la femme battue est persuadée d’être aimée.

Lettre 52 : Rica constate que les femmes médisent les unes sur les autres afin de paraitre plus jeunes. Elles se mentent à elles-mêmes donc mentent aux autres.

Lettre 53 : Zélis annonce à Usbek que Cosrou va épouser Zélide. Elle ne semble pas enjouée par ce mariage, elle demande à Usbek de la guider sur cette affaire.

Lettre 54 : Rica retranscrit une conversation qu’il a surprise. Les hommes parlaient de s’associer afin de faire de « bons mots » et de passer pour des hommes d’esprits même s’ils ne le sont pas : il n’y a que l’apparence qui compte en France.

Lettre 55 : Il prouve que la constance en France est loin d’être un élément fondamental. Les maris ne sont pas jaloux, les femmes ne sont pas fidèles.

Lettre 56 : Usbek parle de la puissance du jeu en France dans lequel même les femmes se perdent.

Lettre 57 : Il parle des libertins et parle avec un casuiste qui lui explique défendre les petits péchés en les justifiant.

Lettre 58 : Rica expose tous les métiers qu’on peut trouver à Paris, aucun ne semble très moral.

Lettre 59 : conversation de vieilles femmes sur les jeunes hommes.

Lettre 60 : Usbek explique à Ibben qu’il y a aussi des juifs en Europe et qu’ils ne sont en rien différents des juifs de Perse. Il parle de religion.

Lettre 61 : Il a parlé avec un ecclésiastique qui a parlé de la difficulté de son état à cause de la cour. Il dit aussi qu’il faut toujours justifier de sa religion et trouver le juste milieu entre l’impiété et le fanatisme.

Lettre 62 : Zélis prévient Usbek qu’elle a fait entrer sa fille au sérail malgré ses sept ans pour qu’elle y soit habituée et ne souffre pas plus tard.

Lettre 63 : Rica se plaint de ne pas avoir vu Usbek depuis 15jours. Il dit en avoir appris beaucoup plus sur les femmes. En Europe, les gens sont plus vrais car ils ne sont pas forcés d’être comme on leur dit.

Lettre 64 : Le chef des eunuques demande une grande liberté à Usbek pour gérer le sérail car le désordre y règne ! Il appuie sa demande d’un exemple de grand chef eunuque.

Lettre 65 : Usbek écrit à sa femme qu’elles doivent changer de comportement si elles ne veulent pas qu’ils prennent des mesures drastiques.

Lettre 66 : Rica se plaint parce que certains hommes écrivent des livres sans raison : ils n’apportent aucun savoir.

Lettre 67 : Ibben écrit à Usbek. Il lui raconte l’histoire d’Aphéridon qui a tout fait pour rester avec l’amour de sa vie et trouver le bonheur.

Lettre 68 : Rica a diné chez un magistrat qui se dit plutôt libre. Il n’a aucun livre de loi. Il ne se méfie pas des avocats. Il prend son rôle à la légère.

Lettre 69 : Usbek explique à Rhédi qu’il ne comprend pas l’intérêt de la philosophie car on ne peut comprendre le monde que d’après les préceptes de Dieu d’après lui.

Lettre 70 : Zélis explique à Usbek que Solim a subi un grave affront. Il a donné sa fille en mariage et, après beaucoup de soucis, son mari l’a renvoyé sous prétexte qu’elle n’était pas vierge.

Lettre 71 : Usbek plaint son ami mais dit qu’il ne peut rien faire contre la loi. Il la félicite sur l’éducation de sa fille.

Lettre 72 : Rica se moque d’un homme qui sait tout et qui semble mieux connaitre la Perse que lui.

Lettre 73 : Il parle de l’Académie française qui, pour lui, n’a aucun sens et ne sert à rien.

Lettre 74 : Usbek parle de sa rencontre avec un grand du royaume qui montre sa supériorité sur tous. Usbek le trouve sot.

Lettre 75 : Usbek constate que les Chrétiens ont tendance à tourner la religion comme cela les arrange. Ils changent souvent d’avis.

Lettre 76 : Usbek ne comprend pas pourquoi le suicide est condamné. Il prouve que cela ne change rien aux plans divins et que donc ce n‘est pas grave.

Lettre 77 : Ibben écrit à Usbek qu’il vaut mieux souffrir pour sentir la présence de Dieu.

Lettre 78 : Rica retranscrit la lettre d’un Français en Espagne qui ne fait que critiquer ce pays mais il montre qu’un Espagnol en France en ferait tout autant et aurait de la matière : il cite les maisons de fous.

Lettre 79 : Le grand eunuque noir apprend à Usbek qu’il lui a acheté une nouvelle femme pleine de grâces.

Lettre 80 : Usbek cherche à savoir quel gouvernement mais il se rend compte que tous sont pareils et pas forcément les meilleurs pour la raison.

Lettre 81 : Nargum fait l’éloge des Tartares qui sont, d’après lui, les plus grands guerriers du monde à qui ils manquent des historiens.

Lettre 82 : Rica explique à Ibben qu’en France un homme qui sait parler pour rien dire et qui sait jouer de son apparence.

Lettre 83 : Usbek explique que la plus grande chance des hommes c’est la justice même s’ils ne respectent pas Dieu, ils la respectent pour pouvoir vivre libres.

Lettre 84 : Rica était aux Invalides. Ils les respectent plus que tout et admire leur courage et leur dévouement.

Lettre 85 : Usbek pense que la pluralité des religions dans un pays est une très bonne chose. Il ne comprend pas les gens qui veulent vous convertir alors que jamais ils ne se laisseraient convertir.

Lettre 86 : Rica est choqué par le pouvoir des femmes dans les tribunaux. Il ne comprend pas le système de la majorité car pour lui il n’y a que peu d’hommes qui soient justes.

Lettre 87 : Rica se moque des Français qui sont les animaux sociaux par excellence : beaucoup ne font que courir d’un côté à l’autre de la ville pour féliciter ou autre leurs amis et ceux du roi.

Lettre 88 : Usbek a compris que les grands de France sont oisifs, il n’y a que la faveur qui importe.

Lettre 89 : Usbek parle de gloire, cela est important pour l’homme et semble manquer en Perse.

Lettre 90 : Usbek tente d’expliquer ce qu’est le point d’honneur. Il parle des duels et de leur condamnation qui n’empêche pas l’honneur de vouloir triompher.

Lettre 91 : Il critique un ambassadeur perse qui s’est ridiculisé à Paris.

Lettre 92 : Le roi de France est mort. Il montre comment le régent a manipulé le peuple pour détourner le testament du feu roi qui ne l’avantagerait pas.

Lettre 93 : Usbek écrit à son frère, un religieux. Il parle de démons, de passions et de Satan.

Lettre 94 : Usbek parle du droit public plus présent en Europe qu’en Asie mais qui est d’après lui, corrompu.

Lettre 95 : Il explique son point de vue de la lettre précédente. Il explique également ce qu’est le droit public pour lui.

Lettre 96 : Le premier eunuque a acheté une belle femme pour le frère d’Usbek. Il est content des tensions que cela va créer dans le sérail. Il demande à Usbek de revenir pour soulager le travail des eunuques.

Lettre 97 : Usbek apprend à un dervis les théories des philosophies sur la nature. Il parle des bizarreries de l’Alcoran mais assure son adhésion à sa religion.

Lettre 98 : Il parle de l’instabilité du royaume et des changements rapides de statut. Il faut mépriser la richesse pour apprécier la vertu.

Lettre 99 : Rica parle du changement perpétuel dans la mode à Paris, tout est conditionné par le roi.

Lettre 100 : Il explique que les Français sont fiers de leur mode et qu’ils critiquent tout ce qui est étranger. Ils sont plus attachés à cela qu’à leurs lois, toutes empruntées à leur voisin.

Lettre 101 : Usbek montre l’idiotie des hommes qui parlent comme s’ils avaient de l’esprit.

Lettre 102 : Il parle des gouvernements. Il compare celui de Perse à celui de France. Le français est moins violent ?

Lettre 103 : Un européen disait à Usbek que le problème des Perses c’est que leur roi se cache et que, du coup, personne ne le connait et les Persans se sentent diriger par des esprits.

Lettre 104 : Il parle maintenant des Anglais qui fondent leur gouvernement sur la reconnaissance et la gratitude.

Lettre 105 : Rhédi critique l’usage que l’on fait des sciences avec par exemple la découverte de la poudre et de la bombe qui empêche quiconque d’être en sureté.

Lettre 106 : Usbek reproche à Rhédi son point de vue sur l’art. Pour lui, l’art est nécessaire et fait la puissance d’un prince.

Lettre 107 : Rica explique à Ibben qu’il a parlé au jeune prince : il faut attendre de voir s’il se fera gouverné par les femmes comme cela semble être le cas pour tout le monde en France.

Lettre 108 : Usbek parle des journaux qu’il trouve sans intérêt car ne traitant que des livres nouveaux et sans la moindre critique pour ne pas se mettre à dos les écrivains.

Lettre 109 : Rica parle de la querelle sans importance qui a eu lieu à l’Université de Paris sur la lettre « Q ». Il constate que plus il y a de sages dans un lieu, plus il y a de sagesse.

Lettre 110 : Rica parle de l’ennui que provoque la longue provocation d’une femme qui veut des compliments.

Lettre 111 : Usbek retranscrit un discours auquel il ne comprend rien : un général veut se débarrasser de Mazarin grâce à des chansons parce qu’il ne parle pas bien français ?

Lettre 112 : Rhédi pense que la Terre est malade car lorsqu’il compare les histoires anciennes aux modernes, il constate une grande dégradation et un dépeuplement important.

Lettre 113 : Usbek répond à Rhédi en parlant des causes physiques avec les différentes catastrophes de la Terre dues à son mouvement.

Lettre 114 : Usbek explique aussi le dépeuplement par des changements moraux. Il montre que la polygamie ainsi que les eunuques contribuent à ce problème.

Lettre 115 : Usbek explique ensuite que le problème vient également du mauvais usage actuel des esclaves : ils ne font pas de commerce, sans commerce pas de prospérité et donc moins de fertilité.

Lettre 116 : Usbek montre que ce qui cause ce dépeuplement chez les Chrétiens : c’est l’interdiction du divorce : cela empêche les couples qui ne s’aiment plus de procréer.

Lettre 117 : Le second problème d’après Usbek est le célibat des hommes d’église chrétiens. Il montre que les protestants sont plus nombreux à cause de cela.

Lettre 118 : Il passe à l’Afrique dont ils ne connaissent que les côtes. Il parle du trafic d’esclaves qui ne profite même pas à l’Amérique.

Lettre 119 : Il montre que certains peuples sont plus féconds que d’autres à cause de croyances ou de rites plus ou moins intelligents.

Lettre 120 : Usbek parle maintenant des peuples de Sauvages qui ne sont pas très peuplé à cause de famines fréquentes et de l’habitude des femmes à avorter.

Lettre 121 : Usbek explique qu’il est toujours mauvais de déplacer un peuple car celui-ci a beaucoup de chances. De plus, il explique le dépeuplement par la volonté de conquêtes qui sont aussi funestes pour le conquis que pour le conquérant.

Lettre 122 : Usbek montre aussi que le climat social du pays joue sur sa fécondité : un pauvre aura moins tendance à faire d’enfants.

Lettre 123 : Usbek se pose des questions sur sa religion. Il sait que les imams veulent convertir le monde.

Lettre 124 : Usbek ne comprend pas pourquoi les gens à la Cour sont s riches. Il voit bien le prince interdire tous plaisirs à ses sujets pour pouvoir être généreux avec ses courtisans.

Lettre 125 : Rica parle du Paradis et montre le peu d’imagination des hommes. Il parle de cette femme qui voulait se brûler et qui y renonce pour ne pas retrouver son mari mort depuis peu.

Lettre 126 : Rica annonce à Usbek la chute de leur prince ? Il est plein de tendresse pour celui-ci.

Lettre 127 : Il montre l’effet des ministres sur le roi en parlant de l’exemple du roi de Suède.

Lettre 128 : Rica expose l’anecdote du géomètre à Usbek. Le géomètre se sent supérieur aux autres, il se croit plus utile et plus intelligent.

Lettre 129 : Usbek parle du bien-fondé des lois qui sont les seules choses vraiment importantes. Il critique la France qui a emprunté les plus mauvaises lois romaines et pas la puissance paternelle.

Lettre 130 : Rica parle des nouvellistes qui ne sont d’aucune utilité et qui se croient importants : il s’appuie sur des lettres d’un nouvelliste pour prouver ce qu’il dit.

Lettre 131 : Rhédi explique l’origine des républiques en Europe. Il semble préférer ce gouvernement au despotisme asiatique.

Lettre 132 : Rica constate que les hommes ne font que se plaindre, peu importe les circonstances. Il n’y a que les philosophes qui sont différents.

Lettre 133 : Rica a visité une bibliothèque dans un couvent. L’homme n’a même pas lu les livres, c’est un homme qui lui est inférieur qui le fait.

Lettre 134 : Il est retourné à la bibliothèque et a rencontré un autre dervis qui s’est mis à lui parler des livres en toute franchise.

Lettre 135 : Ils reprennent leur entretien. Ils parlent des autres livres : ils arrivent à l’astrologie qui guide la Perse ce qui semble être une erreur pour le dervis.

Lettre 136 : Nouvel entretien avec le dervis qui cette fois lui parle des livres d’histoire de tous les pays.

Lettre 137 : La dernière rencontre a lieu aux rayons des poètes que le dervis semble déprécier. Rica lui parle des romans perses très ennuyeux.

Lettre 138 : Rica parle des impôts et de leurs conséquences sur le peuple.

Lettre 139 : Rica admire la reine de Suède qui a quitté sa fortune pour suivre son cœur.

Lettre 140 : Rica parle des parlements qui vont être relégués dans des petites villes. Il comprend la difficulté des hommes à annoncer de mauvaises nouvelles au prince.

Lettre 141 : Rica a fait traduire un conte perse pour une femme de la Cour : celui-ci parle d’un homme très jaloux qui a rendu les femmes de son sérail malheureuses et de la vengeance de l’une d’elle.

Lettre 142 : Rica a reçu une lettre d’un mythologiste qui dépense sans compter pour des objets d’avant la décadence. Il joint à sa lettre, celle sur Eole et l’arnaque de son fils.

Lettre 143 : Rica a une conversation avec un médecin juif. Il lui montre qu’ils n’ont pas les mêmes méthodes. Anecdote du médecin de campagne.

Lettre 144 : Rica honore les hommes modestes et dénigrent les impertinents.

Lettre 145 : Usbek montre à quel point il est difficile de vivre en société pour un homme d’esprit.

Lettre 146 : Usbek montre les conséquences que peuvent avoir un mauvais ministre sur son peuple s’il ne donne pas l’exemple.

Lettre 147 : Le grand eunuque annonce de tristes nouvelles à Usbek. Le chaos règne au sérail et il ne sait que faire.

Lettre 148 : Usbek donne les pleins pouvoirs au grand eunuque afin qu’il rétablisse l’ordre et la vertu.

Lettre 149 : Le grand eunuque est mort. Narsit demande s’il doit prendre sa place. Il n’a pas lu la lettre précédente d’Usbek.

Lettre 150 : Usbek maudit Narsit et le presse d’exécuter les ordres qu’il avait donnés au grand eunuque.

Lettre 151 : Solim écrit à Usbek sur la décadence de son sérail et toutes les perfidies qui s’y passent. Il demande le pouvoir pour essayer d’arranger cela.

Lettre 152 : Narsit écrit à Usbek que tout va très bien dans son sérail et qu’il n’a pas eu sa lettre.

Lettre 153 : Usbek donne à Solim les pleins pouvoirs pour expier son sérail et servir sa vengeance.

Lettre 154 : Usbek prévient ses femmes qu’elles doivent obéir à Solim et qu’elles sont punies.

Lettre 155 : Usbek écrit à son ami qu’il est dépité. Il veut rentrer pour revoir sa patrie mais a peur de ce qu’il va y trouver.

Lettre 156 : Roxane écrit à Usbek pour se plaindre de la dureté de la vie au sérail. Veut-elle se donner la mort ?

Lettre 157 : Zachi se plaint des humiliations subies. Elle veut le retour d’Usbek pour vivre ou pour mourir s’il la croit coupable.

Lettre 158 : Zélis en veut à Usbek de la croire coupable alors qu’il est loin. Elle lui dit de ne plus l’aimer.

Lettre 159 : Solim écrit à Usbek qu’il doit être traité en traitre car il n’a pas réussi sa mission : il a trouvé Roxane dans les bras d’un homme. Ils l’ont tué.

Lettre 160 : Solim annonce à Usbek qu’il a pris la décision de punir.

Lettre 161 : Roxane admet à Usbek qu’elle l’a trompé. Elle le force presque à l’admirer. Elle l’a toujours haït. Le poison fait effet, elle meurt en écrivant la lettre.

 

Commentaires

  • maelW

    1 maelW Le 25/05/2020

    Intro
    La lettre 12 des lettres persanes où utopie et valeurs se croisent.
    Ce roman épistolaire a été écrit par Montesquieu ou Charles-Louis de Secondat au 18 e siècle
    et a donc marquer le début du temps des lumières avec cet ouvrage qui eut un immense succès à l'échelle européenne.
    Ce succès n'est pas immédiatement dû a sa porter philosophique mais à l'orientalisme très en vogue a l'époque et la satire
    de la société française qui y est faites. Il porte de nombreuses caractéristiques des lumières et en a été un des précurseurs
    , on y retrouve certaines idée dans les lettres persanes. Dans la lettre 12 est fait un récit de l’existence d'un peuple utopique
    appelé les troglodytes qui sont alors présentés comme un exemple de société parfaite.

    Conclusion :
    Dans cette lettre, Usbek fait ressortir l'importance des valeurs dans la société à travers les
    troglodytes avec leur "vertu" leur 'justice" etc... Toutes ces valeurs sont donc les fondements
    de ce qui leur a permis de vivre heureux et atteindre leur cadre utopique. Montesquieu nous poussent
    alors a la réflexion sur quelles sont les valeurs de notre société et les répercutions que cela a sur celle-ci
    On peut alors se demander que serai une société sans valeur ?
  • noemiespk

    2 noemiespk Le 25/05/2020

    Montesquieu est un penseur politique, précurseur de la sociologie, philosophe et écrivain français des Lumières. Les lettres persanes est un roman épistolaire de 161 lettres publié anonymement en 1721. Il fait la satire de la société française en remettant en cause différents systèmes politiques et sociaux. C'est un roman fictif dans lequel 2 voyageurs persans Usbek et Rica s'échange des lettres.. Dans la lettre 12 le discours disparaît progressivement pour laisser place à un récit argumentatif. Thèmes abordés sont l'utopie, vertu et l'histoire du peuple exotique des troglodytes.

    Projet de lecture: Comment ce texte argumentatif permet-il de dénoncer la société par l'utopie?

    Conclusion: Montesquieu dans cette lettre fait le portait d'un monde utopique et idéalisé dans lequel seul les qualités comme la vertu permettent le bonheur et la paix. Il démontre que l’éducation est le pilier de toutes choses et de ce fait remet en question notre société. Peut comparer ce texte à L'Etranger qui est un roman ayant aussi pour but de critiquer la société.
  • naiacanovas

    3 naiacanovas Le 25/05/2020

    Naïa Canovas, Lettre XII
    Introduction :Nous allons présenté la lettre XII, du roman de Montesquieu "Les lettres persanes". La lettre XII est écrite par Usbek et est adressé à Mirza. Le projet de lecture est : Comment fonctionne l'utopie ? qu'est-ce qu'elle apporte comme élément de réponse argumentatif et quel modèle de société propose-t-elle ? Une utopie est un projet d'organisation politique ou un idéal qui ne tient pas compte des contraintes de la réalité ou de faits objectifs. Par extension, c'est un projet ou une idée qui apparaît comme irréalisable, illusoire ou chimérique. Dans cette lettre l'utopie prend une place à part entière, le discours disparaît et prend la forme d'un conte de fée, nous rappelant la magie qui est associé à l'image de l'utopie, ce qui donne une porté symbolique au récit. Usbek raconte l'histoire d'une société où la vertu régnerais et où la méchanceté, l'injustice et le malheur n'auraient pas leur place. Les personnages de son histoires n'ont pas de prénom, ni d'identité physique. Ils sont caractérisés par leurs qualités, telles que: l'humanité, le sens de la justice, la vertu, la droiture et l'empathie. Toutes leurs caractéristiques sont positive. Avant ils étaient un peuple mais il n'en resta que deux, qui résista au malheur. Ce qui nous amène à l'idée première d'Usbek, que pour construire une nouvelle société il faut se débarassé des mauvais comportements, qu'il suffit d'une bonne base même si il n'y a que deux personnes qui sont pleines de qualités et de vertus. A la suite Usbek rejette l'ancien pour laisser apparaître le nouveau.

    Conclusion : En conclusion nous pouvons dire que l'histoire de ces deux personnes vertueuse à qui le travail est agréable et non pas une tâche. Où leurs cité est parfaite, égalitaire et où prédomine la réciprocité . Et où leur travail est adoucit par la nature qui répondrez magiquement aux besoins des habitants.Où l'éducation est au centre, fondée sur les principes de vertu et d'histoire. Expliquant aux enfants de ne pas recommencer les mêmes erreurs que leurs ancêtre, telles que: le malheur, la tristesse, l’égoïsme, l'individualisme et l'injustice. Ce qui nous montre que derrière cette histoire Montesquieu veut enseigné des principes moraux. Dans cette lettre les parents montre l'exemple des ancêtres pour arriver à une conclusion morale. Ils passent par l'exemple pour arriver à une leçon, ce qui est un raisonnement inductif. Montesquieu veut montré que la vertu est une réussite sans faille, il souligne cela avec l'apparition des Dieux qui explique que si le peuple est bon alors les Dieux vont les chérir. Enfin pour conclure nous pouvons dire que la vertu permet l'harmonie des hommes, qui permet l'harmonie des hommes à la nature et qui permet enfin l'harmonie entre les hommes et les Dieux.
  • POUGNET

    4 POUGNET Le 25/05/2020

    Proposition d'introduction et de conclusion pour l'analyse linéaire.
    Introduction :
    Tout d'abord, la lettre 12 dans laquelle Usbek énonce le peuple parfait que les familles Troglodytes vertueuses ont réussi a formé. Elle fait suite à la lettre 11 dans laquelle il raconte l'histoire de ces derniers en énumérant le fait qu'ils n'ont pas de gouvernement, qu'ils ne connaissent pas l'équité et qu'ils en sont morts. Ensuite, nous pouvons dire que dans cette lettre nous avons une utopie qui ce caractérise d'une part par le fait que l'action se passe dans un lieu clos sur lui-même qui est éloigné voir même isolé du monde donc dans un lieu qui n'existe pas. D'autre part, le fait que dans une utopie il n'y a pas de problèmes et donc un lieu où tout le monde s'entraident ainsi ils imaginent un monde proche de la perfection. Enfin, en idéalisant un monde comme cela les personnes font une critique du monde dans lequel ils vivent afin d'en montrer ses imperfections.

    Conclusion :
    En conclusion, la lettre 12 est une utopie mais une utopie sociale ce qui signifie qu'elle repose donc sur la vertu (mot souvent répétés dans la lettre) et son éducation. Mais, tout en amenant un principe de vie en communauté, dans le respect de la religion est plus précisément des dieux. Ainsi, dans la lettre 12 ils cherchent à ne pas vivre ce qui est développé dans le lettre 11 à savoir la mort, le manque de gouvernement et tous les problèmes autours.
  • solene23

    5 solene23 Le 25/05/2020

    intro: Montesquieu, penseur politique, philosophe et écrivain né en 1689 écrit Les Lettres Persanes en 1721 qui est un roman épistolaire. Dans ce roman, on peut lire les lettres d'Usbek et Rica, deux voyageurs persans qui voyagent pendant 9 ans à l'étranger et partagent leurs découvertes à leurs amis de Perse. Ces voyages s'effectuent au XVIIIème siècle, époque où les voyages sont très à la mode car l'envie de découvrir de nouvelles choses est de plus en plus présente au sein des populations. Cette oeuvre nous montre comment les gens vivent à travers l'Europe au XVIIIème siècle et comment les étrangers s'intègrent dans une société qui n'est pas la leur. Dans la lettre 12, Usbek explique à Isaphan comment les familles troglodytes représentent une société utopique. De ce fait, comment représente-t-il une société modèle dans sa lettre?
  • Lola

    6 Lola Le 25/05/2020

    Introduction:

    Nous allons étudier la 12ème lettre du roman épistolaire, roman composé uniquement de lettres, Les lettres persanes de Montesquieu. Montesquieu est un philosophe et un écrivain français du XVIIème, XVIIIème siècle, faisant parti du mouvement des Lumières. Ce dernier publie anonymement son roman Les lettres persanes en 1721. Ce roman épistolaire fait la satire amusée de la société française vue par des persans. Ce roman rassemble la correspondance échangée entre deux voyageurs persans, Usbek et Rica, et de leurs amis respectifs. Usbek est un persan qui quitte Ispahan pour entreprendre un voyage avec son ami Rica jusqu'à Paris. Pendant leur voyage, les deux hommes, entreprennent une correspondance leurs amis restés en Perse. Dans ces lettres ils dépeignent les mœurs, la politique et les conditions de la vie de la société française au XVIIIème siècle. Dans la lettre 12, que nous avons allons étudier, Usbek écrit à Mirza et lui compte comment les familles troglodytes vertueuses, déjà évoquées dans la lettre précédente, ont formé un peuple parfait. Nous allons donc étudier comment fonctionne l'utopie de cette lettre et ce qu'elle apporte.

    Conclusion:

    En conclusion, nous pouvons affirmer que cette lettre est une utopie. En effet, l' utopie sociale des familles Troglodytes repose sur la vertu, répétée à de nombreuses reprises. L'utopie induit un concept de vie en communauté, de réciprocité, des rapports hommes/femmes et parents/enfants et la chercher de l'altruisme. De plus, l'utopie sociale de cette lettre est fondée sur la tolérance, le respect et le bien commun. Ce peuple mène une vie heureuse, simple mais parfaitement encadré. Enfin, l'utopie est aussi axée sur le respect des Dieux. Nous pouvons aussi remarquer l'utopie dans le caractère festif et heureux du peuple troglodyte. L'utopie présente un monde idéal, heureux et où les hommes vivent en liberté et en harmonie. Grâce à cela l'utopie peut permettre de critiquer implicitement le monde réel et la société de nos jours en dénonçant les défauts de la société.
  • Claraclic1

    7 Claraclic1 Le 25/05/2020

    Introduction lettre 12:
    Les lettres persanes publiées en 1721 est un roman épistolaire de Montesquieu, précurseur philosophie des Lumières.
    L'exotisme est à la mode, l'oeuvre a remporté un grand succès au près du public.
    Le roman épistolaire permet de multiplier les points de vues, raconter plusieurs histoires en même temps sans transition et amener le lecteur à adopter le regard de l'étranger.
    Usbeck expose son point de vue sur le bonheur et la vertu d'un peuple, sous une forme de récit à son ami Mirza resté en Perse. Histoire racontée sous forme de mythe afin de mieux frapper ses contemporains.

    Conclusion:
    Montesquieu attire l'attention sur un sujet important en mêlant la tradition littéraire orientale, les fabulistes antiques et la tradition morale chrétienne. Il n'y a pas de bonheur égoïste, tout le monde doit renoncer un peu à son intérêt pour le bien commun. Les bons Troglodytes ont trouvé le bonheur grâce à la vertu et à l'altruisme. Montesquieu utilise l'histoire des Troglodytes pour critiquer la société de son temps comme l'a fait Voltaire avec Candide.
  • Mei1201

    8 Mei1201 Le 25/05/2020

    Lettre 12

    Commentaire Litt

    Introduction :

    Au XVIIIe siècle Montesquieu écrit et publie (anonymement) Les lettres parsannes , un roman épistolaire ( genre très à la mode à l'époque ). L'oeuvre est un recueil de lettres fictives que s'échangent deux persans, Rica et Ubsek. Les deux riches ont quitté Isaphan pour rejoindre Paris. Lors de ce séjour d'environ 10ans , chacun d'eux raconte et décrive leur observation du monde. Montesquieu va comparer L'Orient et L'occident, son roman est un moyen pour lui de faire passer ses idées critiques sur la société.
    La lettre XII fait partie des 4 lettres qui relatent l'histoire des Troglogytes. Ubsek s'adresse à Mirza qui s'interroge sur le bonheur des hommes. Il explique comment ce peuple détruit par l'égoïsme souhaite reconstruire sa société.
    Le peuple se crée une utopie sociale fondé sur le respect, le bien commun et la vertu !
    Nous verrons dans un premier temps, quel changement majeurs ce peuple à apporté à sa société. Puis nous montrerons l'importance de la religion pour les nouveaux Tryglogytes. Enfin, nous évoquerons le caractère utopique de la vie de ce peuple.

    Conclusion :

    Les Tryglogytes ont su trouver le bonheur à travers la vertu et l'altruisme. Ils ont su aller à l'encontre de leur ancien caractère égoïste pour suivre ce qui est presque un proverbe "faire passer l’Intérêt commun avant l’intérêt des particuliers". Ainsi, ils ont construit une utopie sociale dans laquelle les hommes sont heureux et altruiste. Adopte la vertue et respectent la religion. L'éloignement de leur égoïsme correspond d’ailleurs à l'étymologie même de l'utopie, qui signifie " (qui n'est) en aucun lieu".
    Cependant, pour atteindre cette utopie la société devait promettre une vie simple mais parfaitement policée.
    On peut se demander si pour atteindre un bonheur commun il faudrait nécessairement veiller au respect des idéaux d'une société. Entre autres, encadrer la vie d'un peuple entier pour le préserver du déclin....
  • Abir

    9 Abir Le 25/05/2020

    arguments choix d'oeuvre: L’Étranger

    J’ai choisi cette œuvre parmi toutes les autres œuvres que j’ai eu la possibilité de lire au cours de cette année, puisque l’auteur Albert Camus est né en Algérie et qui raconte la vie de Meursault après la mort de sa mère, moi qui suis née en Algérie et passer onze ans là-bas, je me suis sentie tout aussi proche du personnage que de l’auteur.
    ‘’Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas.’’ Est la première chose que dit Meursault, la première rencontre avec l’absurde. Je trouve que l’Étranger montre l’indifférence et la folie des Hommes, et décrit le portrait d’un indifférent d’un de ces hommes qui vit, qui est juste la, se laissant porter par les événements et qui ne réfléchit pas aux conséquences.
    Meursault semble être un étranger pour le monde qui l’entoure et est perçu comme un être bizarre et insensible, ayant une personnalité intrigante qui va d'abord lui attirer quelques amitiés puis le conduire sur le banc des accusés, ce qui donne une fin originale dans le sens ou le lecteur s’attend à un miracle et à ce que Meursault soit acquitté ce qui n’a pas été le cas.
    Comparé aux autres œuvres du programme, c’est celle qui m’a la plus touchée et la plus intéressée, je l’ai lu avec plaisir et non par contrainte.
  • Abir

    10 Abir Le 25/05/2020

    INTRODUCTION lettre XII: Usbek et Rica, partis de leur pays pour visiter la France, échangent une correspondance avec leurs amis restés en Perse.
    Dans les lettres persanes, Montesquieu intègre une fable à valeur morale (apologue). Pour démontrer à son ami Mirza la nécessité de la vertu, Usbek lui raconte l'histoire d'un peuple imaginaire, les Troglodytes conduit à sa perte parce qu'il vivait dans l'égoïsme. Seules 2 familles vertueuses ont décidé d'organiser une nouvelle société qu'Usbek présente comme un modèle.
    Projet de lecture: En quoi ce texte est-il un apologue ?

    Conclusion:
    Montesquieu expose ses idées politiques et sociales à travers un mythe, dans cette lettre, il établit des comparaisons entre les mœurs européennes et perses, comportant chacune des qualités et des défauts.
    Mais l’auteur ne cherche pas à tromper son lecteur : c’est pourquoi l’apologie de son monde parfait, est présenté à partir d’un mythe. Mais si ce monde n’existe pas, il n’est pas impossible de le prendre comme un modèle. C’est bien là la fonction du mythe : même si on sait que l’histoire est irréelle, elle contient une vérité morale qui ne nous laisse pas indifférents.
    Ouverture: La vertu dans l'esprit des lois de Montesquieu
    L’amour des lois demande une préférence de l’intérêt public à son propre intérêt : C’est la vertu politique.
  • Jonathan

    11 Jonathan Le 25/05/2020

    Intro


    Comment fonctionne l' utopie et quel model de société propose-t-elle. Voilà la question a laquelle nous allons essayé de repondre en nous aidant biensure de la Lettre 12 présente dans le receuil des Lettres Parsanne de Montesquieu la prénommé lettre " Urbek à Mirza à Ispahan." Mais avant tout, qu' est-ce qu' une Utopie, une utopie est une représentation d'une société idéale sans défaut contrairement à la réalité. Et nous savons déjà que effectivement, certaine lettres présente dans le receuil sont des Utopies, il faut donc a présent analyser comment celles-ci fonctionne et pour cela dans une première parti nous parlerons de .... puis dans une deuxiéme de ... etc etc.

    Conclusion


    Donc pour finir, pour conclure je dirai que l' utopie fonctionne ... dans ce receuil et que ceci est clairement remarquable dans la 12e lettres du receuil, celle nottament vue en classe.

    En revanche, est-ce que cette technique d' écriture reussi-t-elle a accroché le lecteur, si oui pour quels raisons?
  • Wino1209

    12 Wino1209 Le 25/05/2020

    Travail : proposer une introduction et une conclusion avec ouverture pour l'analyse linéaire

    Nous allons montrer, de quelle façon fonctionne cette utopie est mise en oeuvre par l'auteur dans cette lettre, ainsi que, ce qu'elle apporte, et quel modèle de société apporte t -elle pour renforcer l'image de l'utopie.

    Nous pouvons donc conclure que le fonctionnement de l'utopie est exposé tout au long de ce récit est exposé, de façon à ce que le lecteur perçoive une forme d'image idéaliste d'une société, et ce, par plusieurs moyens.
  • Jonathan

    13 Jonathan Le 25/05/2020

    Mon choix est Coup de Pillon de David Diop pour ces 4 simples et bonne raisons :

    - La première de couverture est trés attirante nottament par ça simplicité et son authenticité, cela m'a directement tapé dans l' oeil.

    - L' auteur au nom méconnu qui a attiré mon attention plus que les autres, car je les avaient déjà entendu l' or de ma scolarité donc forcément j' avais envie d' agrandir mon cercle de connaissance.

    - Un premier poéme qui me tien enormément a coeur et qui me touche, qui me parle énormément "A ma mère" c' est le poéme qui ma donné l' envie de tout lire.

    -Un théme de poéme peu commun pour une lecture scolaire qui me touche indirectement avec mes origines, en plus d' etre un théme que je trouve particulierement intéressant et intriguant.
  • Martin

    14 Martin Le 14/05/2020

    La lettre utopique est la lettre XII, les passages qui me permettent d'affirmer cela sont :

    - Il y avait dans ce pays deux hommes bien singuliers : ils avaient de humanité, ils connaissaient la justice, ils aimaient la vertu ...
    - Cela prouve le coté utopique car tous les Hommes son indulgents et vertueux.
    - la terre semblait produire d’elle-même, cultivée par ces vertueuses mains ...
    - Phénomène miraculeux digne d'un monde parfait.
  • houyaime

    15 houyaime Le 14/05/2020

    Pour moi, la lettre 13 illustre le mieux l'utopie. On y voit le peuple Troglodyte à son apogée, leur vertu n'a jamais été plus forte. Chaque citoyen pense au bien des autres avant le sien et c'est ce qui fait que cette société est parfaite : il n'y a pas de place pour le vice. Mais ce genre ce peuple ne pourrait exister, ou survivre. Au début de la lettre, plusieurs hommes discutent et veulent tous le bonheur de ceux qui leur sont chers, même si ça peut être douloureux. ex : "Un d’eux disait un jour : Mon père doit demain labourer son champ : je me lèverai deux heures avant lui ; et quand il ira à son champ, il le trouvera tout labouré." Ensuite, lorsque le troupeau d'un homme a été volé, il ne se lamente pas sur une perte d'argent mais sur le sacrifice qu'il ne pourra pas faire. Il place sont la spiritualité au dessus du matérialisme. ex : "On vint dire à un autre que des voleurs avaient enlevé son troupeau : J’en suis bien fâché, dit-il, car il y avait une génisse toute blanche que je voulais offrir aux dieux." Pour finir, lorsque les peuples alentours volent leurs troupeaux, au lieu de leur déclarer la guerre, ils cherchent d'abord à être pacifistes. ex : "Que vous ont fait les Troglodytes ? Ont-ils enlevé vos femmes, dérobé vos bestiaux, ravage vos campagnes ? non ; nous sommes justes, et nous craignons les dieux. Que demandez-vous donc de nous ? Voulez-vous de la laine pour vous faire des habits ? Voulez-vous du lait de nos troupeaux, ou des fruits de nos terres ? Mettez bas les armes, venez au milieu de nous, et nous vous donnerons de tout cela. Mais nous jurons par ce qu’il y a de plus sacré que, si vous entrez dans nos terres comme ennemis, nous vous regarderons comme un peuple injuste, et que nous vous traiterons comme des bêtes farouches."
  • gsath

    16 gsath Le 14/05/2020

    La lettre XIV est une Utopie : Comme le peuple grossissait tous les jours, les Troglodytes crurent qu’il était à propos de se choisir un roi.
    sans cela vous ne sauriez subsister, et vous tomberiez dans le malheur de vos premiers pères.
    pourquoi voulez-vous que je les afflige, et que je sois obligé de leur dire que je vous ai laissés sous un autre joug que celui de la vertu ?
  • Paul

    17 Paul Le 14/05/2020

    La lettre XII présente une utopie car la lettre décrit un monde parait, "Ils travaillaient avec une sollicitude commune pour l’intérêt commun". Ils travaillent tous ensemble sans avoir de jalousie, et pour avoir une égalité. " ils leur faisaient surtout sentir que l’intérêt des particuliers se trouve toujours dans l’intérêt commun".
    " ils menaient une vie heureuse et tranquille : la terre semblait produire d’elle-même, cultivée par ces vertueuses mains." Tout vas bine pour eux et ils mènent une vie tranquille.
    karine_tirolle

    karine_tirolle Le 14/05/2020

    La réponse est correcte, quelques approfondissements sont toutefois possibles.
  • leonieflt

    18 leonieflt Le 14/05/2020

    La lettre XII représente une Utopie, nous pouvons constater tout est présenté de façon méliorative, les personnes sont vertueuses et solidaires. " Il y avait dans ce pays deux hommes bien singuliers : ils avaient de humanité, ils connaissaient la justice, ils aimaient la vertu ; autant liés par la droiture de leur cœur que par la corruption de celui des autres".
    Cette lettre nous présente un monde merveilleux en montrant les personnages menant une vie tranquille et paisible " Dans ce pays heureux la cupidité était étrangère", "Ils travaillaient avec une sollicitude commune pour l’intérêt commun ; ils n’avaient de différents que ceux qu’une douce et tendre amitié faisait naître".
  • Baldassa

    19 Baldassa Le 14/05/2020

    La lettre 12 est utopique pour plusieurs raisons:
    -Les mots "vertu" ,"heureux";"bonheur" et "juste" reviennent plusieurs fois pour qualifié les Troglodytes ou leurs actions.
    -IL n'y est montré aucun mauvais coté de leurs mode de vie.
    -Des tournures comme " l'endroit du pays le plus écarté, séparés de leurs compatriotes indignes de leur présence, ils menaient une vie heureuse et tranquille " les placent comme des être supérieurs avec "indignes" et heureux même dans "l'endroit le plus écarté du pays"=Hyperbole avec "le plus"
    karine_tirolle

    karine_tirolle Le 14/05/2020

    La formulation de ta réponse est parfois confuse, en particulier la dernière ligne :quel est ton argument? Que veux-tu démontrer avec ces exemples ou ces procédés?
  • Wino1209

    20 Wino1209 Le 14/05/2020

    Quelle lettre présente une utopie? Justifiez votre réponse à l'aide de trois arguments associés à des exemples tirés du texte.

    La lettre qui présente une utopie est la lettre XIII.
    Tout d'abord, la lettre commence par évoquer le reflet que renvoient les habitants, les Troglodytes, leur générosité. Dans cet extrait de la lettre : " Un d’eux disait un jour : Mon père doit demain labourer son champ : je me lèverai deux heures avant lui ; et quand il ira à son champ, il le trouvera tout labouré. Un autre disait en lui-même : Il me semble que ma sœur a du goût pour un jeune Troglodyte de nos parents ; il faut que je parle à mon père, et que je le détermine à faire ce mariage. " On s'aperçoit qu'il y a une grande générosité qui les relis. Ils sont tous prêt à se rendre service, à faire des sacrifices. C'est une façon pour l'auteur, de décrire une société idéale, avec une profonde générosité et bienveillance envers chacun. Cela peut aussi mettre le doigt, sur la bonté qu'il y a en chacun, dans le fond.

    Le second exemple qui montre cette utopie : " On vint dire à un autre que des voleurs avaient enlevé son troupeau : J’en suis bien fâché, dit-il, car il y avait une génisse toute blanche que je voulais offrir aux dieux. On entendait dire à un autre : Il faut que aille au temple remercier les dieux, car mon frère que mon père aime tant et que je chéris si fort a recouvré la santé ; Ou bien : Il y a un champ qui touche celui de mon père, et ceux qui le cultivent sont tous les jours exposés aux ardeurs du soleil ; il faut que j’aille y planter deux arbres, afin que ces pauvres gens puissent aller quelquefois se repose r sous leur ombre. Un jour que plusieurs Troglodytes étaient assemblés, un vieillard par la d’un jeune homme qu’il soupçonnait avoir commis une mauvaise action, et lui en fit des reproches. Nous ne croyons pas qu’il ait commis ce crime, dirent les jeunes Troglodytes, mais, s’il l’a fait, puisse-t-il mourir le dernier de sa famille ! On vint dire à un Troglodyte que des étrangers avaient pillé sa maison et avaient tout emporté. S’ils n’étaient pas injustes, répondit-il, je souhaiterais que les dieux leur en donnassent un plus long usage qu’à moi. " On remarque dans cet extrait, que toutes actions restent fondées sur les croyances face aux dieux. Peu importe s'il s'agit, d'injustice, face à une faute, pour les remercier par rapport à leur famille. Les Troglodytes sont très croyants et se fient aux dieux pour la majorité de leur faits et gestes. Ce qui nous peut nous paraître paradoxale à l'heure de aujourd'hui. Ce passage ici a pour objectif de choisir cette période, de façon à ce que l'on pense beaucoup, comme c'est le cas pour une utopie.

    Pour finir, voici le dernier argument et exemple : "Troglodytes et leurs malheurs ; la vertu renaissant avec un nouveau peuple, et sa félicité : ils célébraient les grandeurs des dieux, leurs faveurs toujours présentes aux hommes qui les implorent, et leur colère inévitable à ceux qui ne les craignent pas : ils décrivaient ensuite les délices de la vie champêtre et le bonheur d’une condition toujours parée de l’innocence. Bientôt ils s’abandonnaient à un sommeil que les soins et les chagrins n’interrompaient jamais. La nature ne fournissait pas moins à leurs désirs qu’à leurs besoins. Dans ce pays heureux la cupidité était étrangère : ils se faisaient des présents, où celui qui donnait croyait toujours avoir l’avantage. Le peuple troglodyte se regardait comme une seule famille : les troupeaux étaient presque toujours confondus ; la seule peine qu’on s’épargnait ordinairement c’était de les partager. "
    On s'aperçoit que le malheur est pris sous une autre forme. Grâce aux dieux, et à la présence de la vertu en chacun d'eux, le malheur se dissipe et prend une tournure plus positive qu'en temps réelle. C'est comme si, rien ne pouvez les séparer de leur propre bonheur : " Bientôt ils s’abandonnaient à un sommeil que les soins et les chagrins n’interrompaient jamais. "

    La présence de l'utopie dans cette lettre s'exprime, à la fois par le fait de idéaliser un peuple, une société, de façon à ce que les lecteurs réalisent que tous les champs des possibles, sont à la fois imaginables, comme ils peuvent être réels, si on le souhaite véritablement, comme l'attende d'un monde meilleur dans un au-delà providentiel, les hommes devraient construire autrement leurs formes d'organisation politique et sociale pour venir à bout des vices, des guerres et des misères.
    C'est une façon d'embellir la réalité, avec quelque chose qui n'existe pas, et qui pourtant n'est pas impossible à créer, et réaliser au fil du temps.
    karine_tirolle

    karine_tirolle Le 14/05/2020

    La lettre 13 n'est pas la bonne réponse, en effet elle ne montre pas uniquement une société idéale mais présente de la violence et des problèmes à régler. Tant de prospérités ne furent pas regardées sans envie : les peuples voisins s’assemblèrent, et, sous un vain prétexte, ils résolurent d’enlever leurs troupeaux." Ce texte est polémique.
    Par ailleurs, tu as produit un travail beaucoup trop long, qui prouve certes ton sérieux, et c'est bien , mais qui n'était pas nécessaire au vu de la consigne.
  • Melissa

    21 Melissa Le 14/05/2020

    La lettre dans laquelle une société utopique est évoquée est la lettre 12. En effet dans celle-ci, le peuple des Troglodytes où chacun est bon et se soucie des autres, il n'y pas une once d'égoïsme chaque pensée et action est avant tout pour que les autres se sentent bien, 'ils travaillent avec une sollicitude commune, pour l'intérêt commun".
    En plus de de leur solidarité les uns-envers les autres, les Troglodytes font preuves de vertu et l'enseignent à leurs enfants pour ne pas reproduire les erreurs du passé. La justice est également une valeur primordiale pour que leur société fonctionne à merveille. Voici les trois grandes valeurs dont les Troglodytes font preuves car pour eux " l'intérêt des particuliers se trouve toujours dans l'intérêt commun; que de vouoir s'en séparer, c'est vouloir se perdre; que les vertu n'est point une chose qui doive nous coûter, qu'il ne faut point la regarder comme un exercice pénible; et que la justice pour autrui est une charité pour nous."
    Cette société utopiste fait même écho à l'âge d'or où tout le monde vie en paix avec les autres y compris les animaux.
    karine_tirolle

    karine_tirolle Le 14/05/2020

    De bons éléments de réponse, c'est bien. On aurait pu aussi signaler que l'éloignement des lieux correspond à l'étymologie du mot " utopie"
  • naiacanovas

    22 naiacanovas Le 14/05/2020

    Naïa Canovas,
    La lettre XII présente une utopie, dans cette lettre il y est présenté un pays rempli d’humanité, de justice ainsi que de vertus. Où leurs travaillent leurs convient, où leurs vie est belle et heureuse, où la nature les comblent et où leurs relations avec autrui est des plus cordial. Dans ce pays ici décrit tout est parfait et il n’y a aucune once de malheur dans la vie de ceux qui y habitent.
    karine_tirolle

    karine_tirolle Le 14/05/2020

    En effet , ce que tu dis est exact mais où sont les exemples demandés?
  • JMK17

    23 JMK17 Le 14/05/2020

    C’est la lettre 12 qui présente une Utopie car les Troglodytes était tombé dans le malheur et la déchéance et seulement deux échappèrent à ce malheur. C’était des hommes singuliers qui « connaissaient la justice, la vertu et la droiture de leurs cœurs » l.5-7. Il « travaillaient avec une sollicitude commune, pour l’intérêt commun ; ils n’avait de différends, que ceux qu’une douce et tendre amitié faisait naître » l.9-11. Ils étaient heureux ainsi, en chérissant leurs femmes qui les aimaient en retour; en ayant des enfants qu’ils éduquaient. Par le mariages de ceux-ci, le peuple s’agrandit, toujours avec les valeurs de justice, de vertu et de partage (voir l.18-23). Ils croyaient aux dieux, au jugement et à sa colère, c’est pour cela qu’ils les vénéraient, leurs rendaient hommage par des fêtes et des offrandes (voir l.34-37 et l.43-51). Et enfin « dans ce pays heureux, la cupidité était étrangère ; ils se faisaient des présents, où celui qui donnait croyait toujours avoir l’avantage. Le peuple troglodyte se regardait comme une seule famille : les troupeaux étaient presque toujours confondus ; la seule peine qu’on s’épargnait ordinairement c’était de les partager » (l.63-67). C’est ainsi que le peuple des Troglodytes vécurent heureux, en paix et sans aucun malheur. On peut sous entendre que cette lettre est une Utopie sociale car leurs bonheurs et basés uniquement sur des valeurs et un mode de vie.
  • Jonathan

    24 Jonathan Le 14/05/2020

    La lettre XIV est celle qui contient une utopie

    " ils convinrent qu’il fallait déférer la couronne à celui qui était le plus juste"

    " que l’on puisse croire qu’il n’y a personne parmi eux de plus juste que moi ! "

    " Il s’arrêta un moment, et ses larmes coulèrent plus que jamais. "
    karine_tirolle

    karine_tirolle Le 14/05/2020

    Il manque les arguments, tu donnes trois exemples mais pas un seul argument.
  • solene23

    25 solene23 Le 14/05/2020

    La LETTRE XII présente une utopie car elle ne montre que des aspects positifs de cette société. En effet, on comprend que les personnes qui y vivent sont heureuses, le travail est effectué correctement, la nature est respectée, et les gens vivent en paix. "ils se regardaient comme une seule famille" nous fait comprendre qu'ils sont tous égaux, ce qui évite de nombreuses tensions et un façon de vivre plus saine. "la cupidité était étrangère" nous fait comprendre que personne ne désire de richesse, en effet, les seules faveurs qu'ils demandent aux dieux sont la santé de leur famille et le bien commun.
    karine_tirolle

    karine_tirolle Le 14/05/2020

    Des éléments de réponse tout à fait corrects, on aurait pu aussi signaler que l'éloignement des lieux correspond à l'étymologie du mot " utopie"
  • jadeferrato

    26 jadeferrato Le 14/05/2020

    Dans la lettre 12 nous retrouvons une utopie car nous avons l’impression que c’est le monde parfait.

    - Les Troglodytes veulent préserver un monde parfait et décrive comme le monde parfait. Les Troglodytes sont très vertueux : « Toute leur attention était d’élever leurs enfants à la vertu ». Ils enseignent beaucoup à leur enfants.

    - De plus, il ont une croyance qui est semblable à une religion : « la religion vint adoucir dans les mœurs ce que la nature y avait laissé de trop rude. ». Leur religion renforce encore ce coté utopique car elle embellit la vie laissée par la nature.

    - Pour finir, on reconnaît aussi le côté utopique avec les mariages parfaits et pleins de vertu : « Ils aimaient leurs femmes et ils en étaient tendrement chéris. », «  Le jeune peuple qui s’éleva sous leurs yeux s’accrut par d’heureux mariages : le nombre augmenta, l’union fut toujours la même ; et la vertu, bien loin de s’affaiblir dans la multitude, fut fortifiée au contraire par un plus grand nombre d’exemples. ».
  • solene23

    27 solene23 Le 14/05/2020

    La LETTRE XII présente une utopie, car elle ne montre que des aspects positifs de cette société comme le bonheur ou la paix
  • POUGNET

    28 POUGNET Le 14/05/2020

    La lettre qui présente une utopie est la lettre numéro 12. Pour le justifier nous pouvons prendre les trois arguments suivants:

    1) Un monde idéalisé : dans le texte il y a un rapport au bonheur avec : "une vie heureuse et tranquille", "bonheur", "douce", "heureux", etc... Un monde où il n'y a pas de problèmes, où tout le monde s'entraident. Ils imaginent donc un monde proche de la perfection et où la notion de vertu est présente : "vertu", "des pères vertueux",...
    2) Un monde qui n'existe pas, en effet, pour une utopie l'action se situe dans un lieu isolé du monde avec : "dans l'endroit du pays le plus écarté, séparés de leurs compatriotes indignes de leur présence".
    3) Un monde qui fait la critique du monde réel. En effet, en idéalisant un monde comme cela ils font donc voir les imperfections du monde dans lequel ils sont en réalité.
    karine_tirolle

    karine_tirolle Le 14/05/2020

    Une excellente réponse, bien organisée, claire, nette et précise.
  • Lola

    29 Lola Le 14/05/2020

    La lettre 12 présente une utopie sociale. En effet, une utopie sociale consiste à décrire une société idéale.

    Arguments :

    La nouvelle société des troglodytes ne cesse de vouloir l’intérêt commun : « l’intérêt des particuliers se trouve toujours dans l’intérêt commun »

    La vertu est une valeur essentielle. Ils vivent et élèvent leurs enfants dans la vertu : « ils aimaient la vertu » ; « Toute leur attention était d’élever leurs enfants à la vertu »

    Les troglodytes sont heureux et vivent en harmonie : « ils avaient de l’humanité, ils connaissaient la justice, ils aimaient la vertu » ; « ils menaient une vie heureuse et tranquille : la terre semblait produire d’elle-même, cultivée par ces vertueuses mains. Ils aimaient leurs femmes et ils en étaient tendrement chéris. »

    Pour finir, La lettre 12 est une utopie sociale car les troglodytes mènent une vie simple, policée, prospère, et surtout « heureuse ». De plus, les maux et les vices sont extirpés. En effet, comme nous pouvons voir au début de la lettre, au départ nombreux des troglodytes étaient égoïstes, méchants... Et au fur et à mesure des générations ces vices ont disparu et ils vivent en harmonie, dans l’utilité commun et heureux.
  • noemiespk

    30 noemiespk Le 14/05/2020

    La lettre 12 présente une utopie car son action se situe dans un lieu clos sur lui-même et isolé du monde. Les deux Troglodytes travaillent dans "l'endroit du pays le plus écarté".Cet endroit met en scène un monde autonome qui, privé du contact avec notre monde, a développé sa propre organisation, ses propres valeurs. Selon eux leurs enfants doivent être élevé à la vertu et tout se trouve dans l'intérêt commun .L’utopie propose un monde meilleur et permet au lecteur d’y voir aussi la critique de son propre monde et de son organisation politique et sociale. En effet, cette lettre met en avant un monde où règne le bonheur, la justice, la vertu, l'entraide et l'amour (on peut aussi y voir de nombreux caractéristiques de l'âge d'or). C'est un monde où la cupidité est étrangère alors que dans notre société c'est l'un des défauts majeurs de l'homme et ce qui le rend si vulnérable.
  • ElsaBruno03

    31 ElsaBruno03 Le 14/05/2020

    Dans la lettre 12 une utopie est présente avec le description d'un monde et d'une société idéal correspondant à la définition d'utopie : définition : " définir ainsi l’utopie comme un monde idéal et heureux dans un non-lieu, c’est-à-dire qui ne saurait exister."
    lettre 12 : " ils avaient de l' humanité, ils connaissaient la justice, ils aimaient la vertu." " Dans ce pays heureux la cupidité était étrangère ".

    on voit aussi que " pour venir à bout des vices, des guerres et des misères plutôt que d'attendre un monde meilleur dans un au-delà providentiel, les hommes devraient construire autrement leurs formes d'organisation politique et sociale" c'est ce que font les troglodytes et enseignent à leurs enfants le passé de leurs compatriotes afin de faire préserver leur pays idéal : " Toute leur attention était d’élever leurs enfants à la vertu. Ils leur représentaient sans cesse les malheurs de leurs compatriotes, et leur mettaient devant les yeux cet exemple si triste ".

    " il connote la nostalgie d'un paradis perdu, où l'homme soumis à l'influence divine ne connaissait ni le malheur, ni la maladie, ni les affres de la mort."
    L''idée d'une religion adoucie perçu comme une récompense pour le peuple : " Un peuple si juste devait être chéri des dieux. Dès qu’il ouvrit les yeux pour les connaître, il apprit à les craindre ; et la religion vint adoucir dans les mœurs ce que la nature y avait laissé de trop rude. Ils instituèrent des fêtes en l’honneur des dieux. Les jeunes filles, ornées de fleurs, et les jeunes garçons, les célébraient par leurs danses et parles accords d’une musique champêtre ; on faisait ensuite des festins où la joie ne régnait pas moins que la frugalité."
  • noah

    32 noah Le 14/05/2020

    La lettre XXII présente une utopie. Cette lettre est une utopie fondée sur la vertu et la tolérance. Ils vivent une vie simple mais sous surveillance. L'auteur se sert d une caricature pour dénoncer la société de son époque et ne cessera pas de le faire pendant Les Lettres persanes.
    karine_tirolle

    karine_tirolle Le 14/05/2020

    Il n'y avait pas de lettre 22! En outre, tes propos sont un peu trop généraux, tu ne les justifies pas par le texte. Qu'entends-tu par " caricature" par exemple?
  • Abir

    33 Abir Le 14/05/2020

    La lettre XIV présente un récit fictif qui fait référence à l’utopie, dans cette lettre on a un gouvernement idéal avec un peuple heureux ou les questions politiques se basent sur le bonheur: le vieillard ici incarne l’utopie qui est remise en question définie par la vertu (l.3-4), on a aussi un coté de droit divin qui concerne la justification d'un pouvoir non démocratique par le choix de Dieu, exprimé par l’affirmation: d'une « race choisie », et pour finir on a la narration mélangée à un discours direct du vieillard ce qui donne au récit (qui est fictif) vivant.
    karine_tirolle

    karine_tirolle Le 14/05/2020

    Cette lettre n'est pas représentative de l'utopie.
  • Ismael

    34 Ismael Le 14/05/2020

    La lettre 12 présente une utopie.
    Premièrement, "Il y avait dans ce pays deux hommes bien singuliers : ils avaient
    de humanité, ils connaissaient la justice, ils aimaient la vertu [...],et ne la ressentaient que par la pitié : c’était
    le motif d’une union nouvelle. Ils travaillaient avec une sollicitude commune
    pour l’intérêt commun ; ils n’avaient de différents que ceux qu’une douce
    et tendre amitié faisait naître". On nous fait la présentation des personnages de cette utopie, des personnes saines d'esprit, des êtres sages et sans défauts. Ils vivent en harmonie, possédant les mêmes vices et la même vision du monde.
    Puis, " ils menaient une vie heureuse et tranquille" on remarque ici, ce qui pourrait s'apparenter comme une définitions très simplifier de l'utopie".
    Enfin, "La nature ne fournissait pas moins à leurs désirs qu’à leurs besoins. Dans ce pays heureux la cupidité était étrangère : ils se faisaient des présents, où celui qui donnait croyait toujours avoir l’avantage." on constate que les habitants du pays ont accès à tout leurs besoins, et possèdent tout ce qu'ils désirs. la description de leur vie peut faire penser au lecteur q'il s'agit du paradis ou d'un eldorado semblable.

    Pour conclure, on peut dire que le comportement, les vices et les mœurs des habitants, leurs relations, la suffisance de leur besoin ainsi que l'importante description d'une utopie évoqué presque explicitement fait de la lettre 12, une texte utopique.
    karine_tirolle

    karine_tirolle Le 14/05/2020

    Une réponse parfois confuse, il vaut mieux commencer par la formulation de l'argument puis illustrer cet argument. Enfin, tu parles de vice, de quoi s'agit-il?
    karine_tirolle

    karine_tirolle Le 14/05/2020

    Une réponse parfois confuse, il vaut mieux commencer par la formulation de l'argument puis illustrer cet argument. Enfin, tu parles de vice, de quoi s'agit-il?
  • Mei1201

    35 Mei1201 Le 14/05/2020

    La lettre XII à Ispahan

    La lettre s'inscrit dans le récit des Troglodytes fait Mirza qui s'interroge sur le bonheur des hommes. Usbek explique comment ce peuple détruit par son égoïsme reconstruit sa société.
    Cette société est utopique,

    L' utopie sociale des Troglodytes repose d'une part sur la vertu, le mot est repris plusieurs fois dans la lettre sous plusieurs formes (vertu, vertueux, vertueuses).
    Elle induit un concept de vie en communauté, (l.10) "sollicitude commune pour l’intérêt commun" (l.20 dans notre livre) "L’intérêt des particuliers se trouve toujours dans l'intérêt commun". Ou de réciprocité (l.23) "La justice pour autrui est une charité pour tous. Ou alors les rapports hommes/femmes , parents/enfants . On recherche l'altruisme. Et le peuple mène " une vie heureuse et tranquille"
    Elle repose d'autre part, sur l''éducation de la vertu, "des enfants qui leur ressemblent", "l'obéissance de leurs enfants".
    Enfin, elle est aussi axée sur le respect des Dieux...le peuple a apprit à les craindre. "la religion vint adoucir dans les moeurs".
    L'utopie se ressens dans le caractère festif et heureux du peuple (l.34-51). "Ils instituèrent (...)un troglodyte heureux."

    La lettre présente une utopie sociale fondée sur la tolérance et la vertu, le respect, le bien commun. Ce peuple vie une vie heureuse et simple mais parfaitement encadré.
    karine_tirolle

    karine_tirolle Le 14/05/2020

    Une très bonne réponse, bien argumentée on aurait pu aussi relever l'éloignement du lieu qui entre en résonance avec l'étymologie du mot utopie.
    karine_tirolle

    karine_tirolle Le 14/05/2020

    Une très bonne réponse, on aurait pu y ajouter le fait que l'éloignement correspond à l'étymologie du mot" utopie"

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